<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">
<channel>
<title>Presidentielles.net - Tilt</title>
<link>http://www.presidentielles.net/</link>
<description>Presidentielles.net - Tilt</description>
<copyright>Copyright 2006 Upian.com</copyright>
<webMaster>nicolas@upian.com</webMaster>
<image>
<url>http://presidentielles.net/_img/upian_mini_rss.gif</url>
<title>Tilt</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/</link>
</image>
<item>
<title>Le pitre</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/le-pitre-55.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/le-pitre-55.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>
A la façon des Caractères de La Bruyère ou des personnages de Molière, l’étude de cette campagne, par ces différents dispositifs à révéler des personnages. Attachons-nous pour cette fin, et en quelques mots à l’archétype que représente un certain candidat : la figure du pitre.
</b></p>

<p>Le pitre n’a pas de rigueur intellectuel, constamment conscient de lui-même, il passe la longueur de ses journées en vertiges vaniteux. Le pitre s’ennuie, même en escouade dominée. Il réfléchit aux moyens glacés de ranimer les quelques soubresauts de sensations, qui dans un effort considérable ou alors par erreur, lui reviennent en mémoire. Le pitre a aussi été un enfant. Mais l’on devine que tout est réminiscence chez lui de frustration explosée. Il en tire une énergie comme fissurée et concentrée à la fois, qu’il plaque sur le mur des ressentiments. Là, réside son pouvoir et sa faiblesse, ce trou noir qu’il tente de combler en ahanant à tue-tête, en s’harassant aussi en de veines gesticulations. Dans ces moments là, il habite sa fonction, il remplit la salle du spectacle contemporain, beaucoup s’en contentent.</p>

<p>L’émoi, le pitre croit savoir ce que c’est, il en tire une fierté crâne, il sait ce que sait au même bas niveau que la sexualité dans le prisme pornographique. Il sait d’ailleurs non sans craintes (c’est là sa faille) que tous s’accrochent à ses burnes, et que les parasites du métabolisme politique ne sont pas connus pour leur pudeur. Il le sait parce qu’il l’incarne. Il l’a voulu : son image, son titre, son titre de pitre : le Pitre Présidentiel.</p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Le mépris</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/aux-armes-54.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/aux-armes-54.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Pour la première fois une génération risque de régresser dans les acquis sociaux par rapport aux précédentes. Au même moment, Sarkozy fait un carton chez les anciens pendant que les moins de 40 ans découvrent la précarité et l’inquiétude politique. 
Alors quoi, amis vieux, soyez jeunes, pensez aux autres.</b></p>

<p>L’une des caractéristiques de cette campagne, où l’on nous a gavés de termes comme rupture ou changement de génération, fut de réaliser que chacun prône pour sa petite chapelle.</p>

<p>La scission est belle et bien présente mais pas là où on nous l’indique. 
S’il y a une révolution, elle se situe surtout dans une involution chapitrée d’un retour en puissance de l’ordre morale et d’une volonté à entériner un capitalisme oligarchique et médiatique. Ce que transpire à chaque instant et dans les faits, un Nicolas Sarkozy. Jamais nous n’aurons connu en république une telle concentration de pouvoir. Plus fort que Berlusconi, il procède par entrisme, et ce n’est pas exagéré de dire qu’il contrôlera l’économique, le médiatique et le politique. C’est un triumvirat à lui tout seul ! 
</p>

<p>Alors, nous y sommes, cette élection de dimanche risque de valider la mise en conserve des tout-puissants et de leurs prérogatives. Et que les autres se démerdent…</p>

<p>Alors évidemment, il convient de mettre le bémol, il y aura toujours les cas particuliers, mais que le candidat UMP fasse un score de dictateur chez les plus de 70 ans laisse pantois quand à la valeur et à la possibilité de transmettre quelque chose d’une génération à une autre. Qu’est-ce qui explique ce schisme ? </p>

<p>La peur des vieillissants que les français ne travaillent pas assez pour payer leur retraite, l’envie sommaire de payer moins d’impôts, un retour du refoulé sur l’autorité… Peut-être un peu de tout ça… La seule chose d’acquise est que le vote Sarkozy est  synonyme de ressentiment et d’égoïsme – et en ce sens, les regards ne doivent pas se porter sur la marionnette politique mais plutôt sur l’évolution du peuple français. La France vieillit, très bien mais les anciens ne peuvent pas se permettre de ne pas poser un regard compréhensible sur les syndromes de notre époque. Encore une fois, il s’agit là de dégager une ligne de fuite et non pas de voir dans chaque personne âgée, un condensé de proto-sarkozysme, bien au contraire.
Il y a là, à attendre un héritage et une parole vive souvent précieuse et négligée.
Rien ne s’est transmis dans cette campagne qui soit de l’ordre de l’Autre, de la générosité, du collectif ou de la culture (incroyablement absente des débats…)
A l’heure où Sarkozy entend liquider les acquis de Mai 68, jamais le besoin d’un héritage politique au sens noble du terme s’est fait si cruellement ressentir.
Si Sarkozy passait, toute une frange de la population ne se satisferait pas du pragmatisme ultralibéral qu’il nous propose et la contre-attaque s’organiserait. La politique peut transformer les désirs en pulsions et en ressentiments. C’est ce qu’elle fait depuis 20 ans avec la complicité des médias. </p>

<p>Mais l’histoire nous à démontrer que priver un peuple d’espoir, soit-il minoritaire, n’est pas sans conséquences.</p>


<a href="http://www.betapolitique.fr/spip.php?article0787  ">A lire sur Betapolitique</a><br /></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Post coïtum</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/post-coitum-53.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/post-coitum-53.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Une impression de  «tout ça pour ça », de rencontre forcément déceptive quant à la cristallisation que l’on se fait a priori du plaisir à venir. Le débat a eu lieu. Voilà c’est fini. Le rapport fut professionnel, tarifé de longue date, avec quand même une petite surprise : l’inversion des genres.</b></p>

<p>Le postulat historique d’un coït judéo-chrétien (soit-il verbal)  en est retourné. Nos deux candidats aux valeurs pourtant des plus traditionnelles ont bousculé l’académisme en la matière. Symptôme d’une époque ? Au moment où, pour la première fois, une femme débattait pour la présidence de la république, elle appliquait le régime (peut-être aphrodisiaque) de la domination masculine.</p>

<p>Et sans aucun doute, ce sont dans ces prises de pouvoir qu’elle fut la plus brillante. 
On comprit dès le début que les choses n’allaient pas se dérouler forcément comme prévu. Nicolas Sarkozy, costume classique et Rolex en or un peu vulgaire n’a pas fait pas le poids face au tailleur dominateur et au regard empreint du genre « Maîtresse Sévéra » de Ségolène Royal. 
</p>

<p>Et Nicolas, fort de tenter le self-control et de jouer le jeu, ne manque pas d’appliquer les règles basiques de la soumission. Il ne la regarde pas ou peu. Il la laisse mettre le rythme tout le long de la soirée. Il n’a pas l’habitude de ce genre de partie. Pour se mettre dans l’ambiance, il a besoin d’appuis, de se regarder dans le miroir. Faute de mieux, il scrute dès que possible son reflet dans les yeux de PPDA et d’Arlette Chabot, et ça marche un peu. </p>

<p>Il reprend alors des forces et souhaite changer de position. Il essaie de la retourner mais elle n’est pas d’accord et se contente, alors penaud, de lui adresser des « Madame » toute la soirée et de lui dire  « qu’elle n’est pas gentille ». Pendant ce temps, Ségolène fouette un peu plus fort, mais gentiment, légèrement déçue de ce dominé de pacotille. Ce jeu de rôle l’ennuie un peu, elle tente le coup de la colère mais son partenaire, par sa médiocrité, lui empêche toute saillie. </p>

<p>Lui, s’en fout de plus en plus, il a tenu l’essentiel de la soirée. Le naturel revient, sa présence dans ce débat lui semble aussi incongrue que d’être dans un hypermarché un samedi matin. Nicolas n’est plus là, il fait jouer la montre. Sa vraie maîtresse, son amante de jeu, c’est la France. Il pense déjà à reprendre sa position naturelle, celle de dominateur hardcore. Attention, poppers et vaseline au programme, car le poing tendu, il arrive. Et là, ça va faire vraiment mal.</p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Le liquidateur</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/le-liquidateur-52.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/le-liquidateur-52.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><strong>Le dernier meeting parisien de Nicolas Sarkozy ressemble à un delirium tremens, après s’être enfilé les figures de Blum, Jaurès, après avoir dévoilé un fond de pensée plus qu’inquiétant sur l’inné et l’acquis, le voilà qu’il éructe, au nom de l’autorité, sa haine de 68. </strong></p>

<p>Bayrou a raison de souligner les ressemblances entre Sarkozy et Berlusconi en pointant la proximité des deux personnages entre les milieux d’affaires, les puissances médiatiques et son goût pour les menaces et les intimidations. 
Il omet néanmoins  dans ce chapelet, l’idéologie bouffonne du candidat de l’UMP qui le relie, dans une consanguinité extrême-droitière bien plus puissante encore, au clown italien.</p>
<p>Nicolas Sarkozy semble posséder un pied-bot mental  qui l’autorise à balancer n’importe quoi et à faire claudiquer une pensée ou plutôt un ersatz de pensée tout à fait digne de notre culture du zapping.<br />
    <br />
 On sait que l’ex ministre de l’intérieur ne brille pas par sa culture, ce qui est toujours un peu gênant pour un futur chef d’état, à moins que l’exemple de la présidence américaine soit réellement devenu la référence ultime. Mais cette absence là s’inscrit plutôt dans un dégout et une haine de la création. Il suffit de voir les déclarations du sarkoziste Rémy Aron (haine moderniste de Duchamp, réintroduction de la hiérarchie etc.), président de la Maison des Artistes, soutenu par Marine Le Pen, pour comprendre qu’il suffira bientôt dans finir avec l’art dégénéré. La valeur liberté n’est pas au programme de Sarkozy. Il parait que les français n’en veulent plus.<br />
    <br />
Ce qui n’empêche aucunement le candidat au vocabulaire autoritariste de prendre des libertés avec l’histoire de France proprement hallucinantes et dangereuses.<br />
    <br />

On passera sur sa stratégie au summum de la misogynie minable, d’envoyer une femme, en l’occurrence Michèle Alliot-Marie, pour dézinguer Ségolène Royal sur le nombre de ses jupes. 
<br />
    <br />
Sarkozy réécrit l’histoire, avec le sans-gêne du tribun qui paie en monnaie de singe pour le retour d’une France qui pue le rance. 
Il veut liquider l’héritage de Mai 68, revenir à un âge d’or. Mais lequel ?
Celui de l’ordre moral, des femmes avant le droit à l’avortement et la pilule, celui d’une époque sclérosée par les tabous catholiques, figé dans la peine de mort, le Ricard sur la place du village et les trente glorieuses consuméristes…<br />
    <br /> 
Ben ouais, c’est bien connu, la génuflexion devant le grand capital, c’est la faute aux anciens jeunes : "L'héritage de mai 1968 a introduit le cynisme dans la société et dans la politique. Voyez comment le culte de l'argent roi, du profit à court terme, de la spéculation, comment les dérives du capitalisme financier ont été portées par les valeurs de mai 1968" nous dit l’ultra libéral Sarko, et les golden parachutes, c’est la faute à Voltaire…<br />
    <br />
Mais tout ça sera bel et bien fini, car lui, petit Nicolas parle au nom de : "La France qui paye pour ceux qui profitent du système".<br />
    <br />
Devant un si beau discours, dimanche dernier, Jean-Marie Bigard est aux anges, Steevy dialectise à tue-tête et Christian Clavier grimace de bonheur.<br />
    <br />
S’il met du cœur à l’outrage, pour reprendre le titre du dernier album du groupe La Rumeur, Sarkozy ne doit pas oublier que l’on ne liquide pas impunément.<br />


<p>

<a href="http://www.lefigaro.fr/election-presidentielle-2007/20070430.WWW000000441_mai_sarkozy_provoque_lire_de_la_gauche.html">A lire sur le figaro</a><br />
<a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-903736@51-823374,0.html">A lire sur Le Monde</a><br />
<a href="http://www.betapolitique.fr/spip.php?article0755">A lire sur Betapolitique</a><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/x1p1dp_focus-08-artistes-aujourdhui">A voir sur Dailymotion.com</a><br />

</p>
</p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Mithridatisation</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/mithridatisation-51.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/mithridatisation-51.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><strong>Le  mot a pour origine le roi Mithridate VI qui, craignant pour sa vie, voulut  acquérir une connaissance parfaite des poisons et de leurs antidotes afin de se  préserver d’un possible empoisonnement. Mais paradoxalement, ce roi qui aurait  voulu se suicider de cette manière, n’est finalement mort qu'en se faisant tuer  par un mercenaire. </strong></p>
<p>Mithridate,  tyran antique, a acquis une réputation historique grâce à sa légendaire  résistance au poison, résistance qu'il aurait acquise en absorbant chaque jour  une petite dose de liquide toxique... La tolérance  à l'égard des poisons certainement de nombreuses origines.</p>
<p>Pour certains scientifiques, la méthode  utilisée par Mithridate s’apparente à la technique de désensibilisation  spécifique. Cette technique consiste en une immunothérapie, utilisée dans  certains traitements de type manifestation allergique immédiate. La procédure  est la suivante : on injecte du produit contenant des allergènes (substances  susceptibles de déterminer une allergie) qui déclenchent une réaction physique,  en faibles doses et à des concentrations, au départ minimes, afin d'éviter des  effets secondaires.<br />
    <br />
  Progressivement, les proportions de poison sont augmentées, jusqu'à introduire  dans l'organisme une dose maximale considérée comme « dose d'entretien »,  réinjectée à intervalles réguliers pendant plusieurs années. La décision de  désensibiliser est prise uniquement après avoir identifié avec précision le  composant allergique dans la pathologie en cause, mais cette méthode comporte  quelquefois des dangers…<br />
  C'est la raison pour laquelle le médecin  qui opte pour cette technique dispose de moyens (à portée de main) de réanimation,  comme par exemple la possibilité d'injecter de l'adrénaline ou de donner de  l'oxygène à son patient.</p>
<p><strong>Nota Bene : Tout  parallèle politique sur l’actualité hexagonale d’un pays empoisonné par des  forces agissantes et extrêmisantes, depuis la droite dure, jusqu’à la gauche de  la gauche en passant par l’extrême-centre, est bien évidemment à considérer  comme fortuit et totalement indépendant de notre volonté.</strong></p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Le PD et la Royal</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/le-pd-et-la-royal-50.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/le-pd-et-la-royal-50.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Bonne nouvelle ! Si l’on décide de ne pas parler politique mais de stratégie électorale, si l’on enterre le parti socialiste avec le rapprochement Bayrou-Royal, Nicolas Sarkozy a du mouron à se faire. Il en est bien conscient, et ce n’est pas en invoquant Jeanne d’Arc comme symbole que la situation risque de s’améliorer pour le candidat de l’UMP.</b></p>

<p>Evitons les symboles politiques donc, puisque décidément ils ne veulent plus rien dire. Par contre, les signes, signifiés et signifiants, s’imposent en évidence d’une drôle de manière dans cette campagne, parfois. François Bayrou, en bon agrégé de lettres classiques, sait parfaitement cela. En annonçant hier la création du Parti Démocrate, il n’ignore aucunement les initiales de son nouveau parti. Alors <i>Quid</i> de cette appellation ?</p>

<p>Soit, celui-ci, dans sa petite mégalomanie, est persuadé que l’évocation du PD dans les années à venir aura changé de sens, pour n’être plus qu’une épitaphe péjorative désignant, à une certaine époque, les homosexuels masculins. Et que PD signifiera désormais, dans tous les esprits, « Parti démocrate »,  son nouveau mouvement politique.</p>

<p>Soit, il prend le pari que la tendance au « politiquement correct » des médias, les empêchera de jouer de cette homophonie homosexuelle, et qu’engoncés dans leur petite morale, ils se forceront à prononcer à chaque fois en entier l’intitulé de « Parti Démocrate ». Ainsi, les termes Bayrou et démocrate seront à jamais associés devant l’éternel. Du moins, le croit-il, dans sa station centriste.</p>

<p>Bayrou a la foi, et c’est ce qui fait sa force. Son flinguage en règle de Sarkozy hier le prouve, s’il en était besoin. Il se présente comme transcendant, cultive une image de « sincérité » à mille lieues des magouilles de ses adversaires, mais ne voit pas pour l’instant se profiler les lendemains qui risquent sérieusement de déchanter. Laissons-le dans cet état de grâce, qui fait presque plaisir à voir, sauf si se cache, derrière ce masque cardinal, une figure plus retorse encore et que nous avions là un nouveau Machiavel...</p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Good bye Le Pen</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/good-bye-le-pen-49.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/good-bye-le-pen-49.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>10.51 % pour Jean-Marie Le Pen. Le score le plus bas depuis 1974 pour le Front National. Ne boudons pas notre plaisir. Le borgne l’a dit : les Français ne le méritent pas… tant mieux. Mais avec Sarko et ses 31 %, l’extrême droite laisse place à la droite extrême. Attention danger !</b></p>

<p>En 2002, le philosophe Mehdi Belhaj Kacem évoquait la lepénisation des esprits dans <i>La chute de la démocratie médiatico-parlementaire</i>, texte écrit au lendemain du premier tour. Avec Sarkozy, nous y sommes. Même si celui-ci va s’évertuer dans les quinze jours à venir à nous démontrer le contraire, en parlant « d’ouverture », en affirmant vouloir œuvrer pour « la moralistation du capitalisme financier ». </p>

<p>N’oublions jamais que ces déclarations relèvent de l’hallucination auditive. Son score est dû à une campagne droitière des plus extrêmes pour un parti aux valeurs prétendument démocratiques et républicaines.</p>

<p>Mais si nous avons atteint une participation record de 84.6 %, c’est parce que le peuple français n’a pas voulu revivre le scénario catastrophe de 2002.
Ségolène Royal doit y songer à chaque instant, saisir à bras le corps cette opportunité et s’extraire de la rhétorique un peu creuse du premier tour en affrontant Sarkozy sur le fond de son programme.
</p>

<p>Elle a les moyens de l’emporter. Le « tout sauf Sarko » prôné par la gauche pourrait mobiliser les citoyens. Qu’Arlette Laguiller appelle sans sourciller à voter Ségolène Royal prouve clairement que, pour ce second tour, les clivages ont sauté.
La candidate socialiste doit porter ses mesures sociales sans complexe et avec fierté : la gratuité des transports pour les Rmistes en Ile de France par exemple n’est pas une honte, comme le déclare Nicolas Sarkozy. Education, santé publique : ce ne sont pas les sujets qui manquent.
</p>

<p>La perspective d’une gauche rassemblée a fait naître un élan d’enthousiasme : à Ségolène Royal maintenant de transformer l’essai et d’éviter le pire.</p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Crash test ?</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/crash-test-48.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/crash-test-48.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Jamais ces élections n’auront procuré un tel sentiment d’examen à passer. Sentiment paradoxal vu le niveau de cette campagne, où furent sans cesse mises en avant les personnalités au détriment des programmes. Le moment est venu de se détendre.</b><p>

<p>Aux oxymores publicitaires dont ont usé et abusé les candidats dans cette campagne (« rupture tranquille », « audace sécurisée »), vient se greffer une nouvelle polémique autour de l’annonce des premiers résultats des urnes sur le net dès 18h, malgré l’interdiction légale. Ce pare-feu ne nous est pas épargné.</p>

<p>C’est tout de même faire grand cas de l’influence d’Internet sur l’opinion et c’est faire peu de cas de l’autonomie de pensée des Français. À travers le Grand Débat de presidentielles.net, nous avions souhaité dénoncer cette vaine agitation qui, au final, ne reproduirait qu’un temps en avance l’immuable rituel des médias traditionnels.</p>

<p>La blogosphère est bien plus que ça et bien moins que ça, quand on lui prête le pouvoir de tirer les ficelles des marionnettes politiques et des leaders d’opinion. Ne confondons pas tout et faisons vœu de modestie quant à l’influence mythifiée du Web. L’issue de la présidentielle ne se jouera pas sur la Toile.</p>

<p>Alors voilà, les candidats ne s’exprimeront plus. La campagne fut suffisamment longue pour tous. Et même si le vote ressemble dans l’esprit de beaucoup à un test à ne pas louper, c’est le moment, comme avant tout examen, de se détendre.</p>

<p>L’intérêt de l’opinion pour cette campagne est indéniable. Il s’agira, comme toujours, d’une grande messe, d’un rituel, d’une réunion où échanger certaines valeurs avec les amis ou en famille. Malgré les travers de cette campagne, n’oublions pas que la politique se joue en premier lieu dans ces espaces-là. Alors profitons-en.</p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Lip/stick</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/lip-stick-47.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/lip-stick-47.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Avec les ouvriers des usines Lip, qui ont mené la grève la plus emblématique de l’après 68, c’était « l’imagination au pouvoir ». Alors, imaginons, tirons sur un stick s’il le faut, mais voilà, c’est arrivé : Sarkozy est président de la République française. Qu’est-ce que ça donne ? Quelle sera l’ambiance ?</b></p>

<p>L’un des premiers commandements de Nicolas Sarkozy sera : « Ferme ta gueule ». Azouz Begag en a déjà pâti, comme il le raconte dans son récent livre, et les collaborateurs de l’ex-ministre de l’Intérieur, à l’instar de Valérie Pécresse, ont entendu régulièrement la consigne en coulisse. Plus sérieusement, le candidat UMP a fait interdire une biographie sur sa femme, et a œuvré pour virer Alain Genestar, alors directeur de la rédaction de Paris Match, pour avoir publié des photos de Cécilia à New-York, en galante compagnie. Et Nicolas Sarkozy incarne une telle force de représailles que certains éditeurs en viennent aujourd’hui directement à s’autocensurer. </p>

<p>Ainsi, le magistrat Serge Portelli qui devait sortir un livre sur le système Sarkozy en fait les frais au sein des éditions Michalon. Plus crûment, le nouveau directeur adjoint de Marianne, Joseph Macé-Scaron, vient de révéler sur RTL qu’il a été « démissionné » du Figaro magazine pour avoir refusé de « tailler des pipes » au candidat UMP.</p>

<p>Le second commandement sarkozien pourrait être : « Pauvre, toi qui rentre ou habite ici sur le territoire français, abandonne tout espoir ». Sa stigmatisation systématique des immigrés, son refus de « l’assistanat », son tri arbitraire entre les « bons travailleurs » et les autres, jusqu’à cette volonté de libéraliser les soins médicaux, démontrent à chaque instant, s’il en était besoin, qu’il vaudra mieux être blanc avec du fric pour avaler la pilule de sa présidence.</p>

<p>Pour le reste, Sarkozy naviguera avec son pragmatisme et son opportunisme habituels, afin de servir ses intérêts propres. Et vu son niveau de culture sur des sujets aussi sensibles que la génétique, on risque d’avoir quelques surprises de taille durant son mandat.  Le dernier numéro du magazine Marianne l’accuse d’être « fou », c’est pourtant une erreur, tant le candidat exprime au fond ses réelles convictions. Le dossier reste tout de même intéressant à lire, ne serait-ce que pour entrevoir le masochisme de ces propres « amis », que le caractère du candidat inquiète tout autant que ses adversaires.</p>

<p>Les névroses accompagnent la vie de chacun : tant mieux, elles peuvent être structurantes, pour qui réussit à les comprendre et les canaliser. Mais pour reprendre le propre terme de Nicolas Sarkozy, il s’agit dans son cas d’une « fatitude » extrême. Le néologisme était nécessaire, certainement, pour définir au plus juste notre probable futur souverain : un Ubu Roi caricatural qui ne pense, parle et vit que pour l’Elysée depuis au moins quatre ans. Qu’on se souvienne alors des mots de Louis-Ferdinand Céline : <i>« Invoquer sa postérité, c’est faire un discours aux asticots »</i>...</p>

<p>
<a href="http://www.bigbangblog.net/article.php3?id_article=594">Un (nouveau) livre sur Sarkozy censuré ?</a><br />
<a href="http://www.marianne2007.info/Joseph-Mace-Scaron-revele-qu-il-a-ete-demissionne-du-Figaro-a-cause-de-Nicolas-Sarkozy-!_a1158.html?PHPSESSID=e1927aa31549b7578db2b0a38c0bdd65"> Joseph Macé-Scaron révèle qu'il a été «démissionné» du Figaro à cause de Nicolas Sarkozy !</a><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/RichardTrois/video/x1qj28_ex-directeur-figmag-denonce-sarkozy">Ex Directeur Fig-Mag Dénonce Sarkozy</a><br />
<a href="http://www.liberation.fr/actualite/politiques/248302.FR.php?rss=true">L'identité de Sarkozy</a><br />
<a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-897803,0.html">Depuis des mois, la dimension religieuse progresse dans le discours de M. Sarkozy</a><br />
<a href="http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2007-03-20-LIP">LIP, l’imagination au pouvoir</a><br />
<a href="http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=42219&1506">Action de militants d'Act Up à Paris contre Nicolas Sarkozy</a><br />
<a href="http://www.liberation.fr/actualite/politiques/elections2007/248390.FR.php">Après la «bravitude» de Royal, la «fatitude» de Sarkozy</a><br />


</p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Name dropping</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/name-dropping-46.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/name-dropping-46.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Michel Rocard en appelle à une alliance UDF-PS pour vaincre Nicolas Sarkozy. Bernard Kouchner de même. Dominique Strauss Kahn joue les mijaurées mais n’en pense pas moins. Une p’tite brochette de noms prône une nouvelle donne. Mais l’adjectif « socialiste », qu’est-il devenu ? Et Ségolène Royal dans tout ça ?</b></p>

<p>Une alliance évoquée à une semaine pile du premier tour ne devrait rassurer personne. Elle dénote une peur primale de perdre et un manque de conviction qu’on devinait dans cette campagne tout à l’égo. </p>

<p>Le fait est, que même apparemment sereine, Ségolène Royal sait ne pas faire le poids face à Nicolas Sarkozy au second tour. Attendu qu’elle a joué le jeu du candidat de l’UMP, entre autre sur le terrain de l’identité nationale, que son Contrat Première Chance a réussi à faire grogner une bonne partie de son camp, on ne peut que constater sa difficulté à représenter une certaine gauche. Ce problème vient de loin : il fut en 2002 celui de Jospin, avec son triste titre de recordman de France des privatisations. </p>

<p>Disons le même plus rapidement : c’est le problème du PS depuis longtemps. L’ennui pour le Parti, est qu’il n’est plus socialiste que de nom. Il se débat de façon plus ou moins comique avec l’acceptation (validée dans les faits depuis belle lurette) du vocable libéral. Chacun le vit plus ou moins bien : Fabius en est le représentant schizophrène et hypocrite, Jospin l’a vécu dans un grand refoulement de ses penchants protestants et Royal en incarne une synthèse un peu raté. </p>

<p>D’où la fuite d’une partie de ses voix vers Bayrou, qui cultive une image plus sincère, tout à la peine de se présenter au dessus des manœuvres politiciennes des deux grands partis traditionnels.</p>

<p>Mais ceux – et ils existent – qui voient Bayrou comme un représentant un peu frais des valeurs socialistes ont tout faux. Si on vote Bayrou, on vote à droite. </p>

<p>Alors certes, ce n’est pas du tout la droite dure de Sarkozy, mais son programme n’est pas un programme de gauche. Il convient à chacun de s’interroger en son âme et conscience : et si alors apparaissent des pulsions teintées de conservatisme, alors pourquoi pas ?</p>

<p>Mais arrêtons de tout mélanger pour satisfaire une sorte de bonne conscience politiquement correcte...</p>

<p>Résumons : Ségolène Royal et le PS ne sont plus socialistes – ou du moins ils sont en pleine mutation sociale-libérale. Rocard n’a pas tout à fait tort de le souligner. Bayrou n’en parlons pas, il est juste un peu à gauche au sein de la droite.</p>

<p>Cette nouvelle donne ouvre à l’avenir un boulevard à un véritable socialisme. Les 20 % de François Bayrou dans cette campagne ne sont pas un hasard, ils démontrent que les Français ont compris que la candidate PS et les éléphants ne peuvent plus légitimement représenter la gauche et les valeurs sociales.</p>

<p>Quoiqu’il en soit, pour Rocard, Kouchner et le parti dans son ensemble, il y a un homme à abattre : Nicolas Sarkozy. </p>

<p>Bayrou se réjouit de l’ouverture proposée à gauche, il est fort à parier et à espérer que les tractations iront bon train pour battre le candidat UMP. </p>

<p>Toutefois si le Béarnais est honnête, il doit dès maintenant se positionner clairement sur Nicolas Sarkozy. Etrangement, c’est un sujet sur lequel on ne l’entend pas. </p>

<p>
<a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/politique/elysee_2007/20070414.OBS2022/alliance_royalbayrou__michel_rocardregrette_linertie_du.html ">Alliance Royal-Bayrou : Michel Rocard
regrette l'"inertie" du Parti socialiste</a><br />
<a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-895551@51-895556,0.html">Royal-Bayrou, l'alliance nécessaire, par Michel Rocard</a><br />
<a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-896334,0.html?xtor=RSS-823353">Après Michel Rocard, Bernard Kouchner appelle à une alliance UDF-PS</a><br />
<a href="http://tf1.lci.fr/infos/elections-2007/0,,3431237,00-kouchner-appelle-tour-union-udf-.html">Kouchner appelle à son tour à une union PS-UDF</a>
</p>

</p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Mal chronique</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/mal-chronique-45.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/mal-chronique-45.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Vendredi 13, super cagnotte du Loto. C’est la tradition. 15 millions d’euros pour faire rêver les gueux de France. Pour Noël Forgeard, seigneur raté du capital et ex-patron d’Airbus, le jackpot est tombé un peu plus tôt avec ses 8.5 millions d’euros de prime de départ.</b></p>

<p>La droite extrême se banalise et s’exprime sans vergogne alors que Nicolas Sarkozy affirme que « Le Pen est plus à gauche qu’avant ». Le marivaudage a commencé, et les pare-feux sur l’origine immigrée de Sarkozy lancés par Le Pen servent finalement la soupe à ces deux briscards de la politique. </p>

<p>Le Pen obtient davantage les faveurs du candidat de l’UMP que « l’Arabe de service » Azouz Begag, ancien mouton noir du gouvernement qui clame, dans un livre et à tue-tête dans les médias, sa souffrance et sa maltraitance sous le gouvernement Villepin. </p>

<p>Fallait pas pactiser, on ne s’allie pas impunément à n’importe qui…  Les rapprochements douteux, le « centriste » Raymond Barre, en fin de vie politique peu glorieuse sur son lit d’hôpital, en a commis récemment. On s’inquiète alors un instant pour Simone Veil. On ne sait jamais finalement ce qui peut arriver. </p>

<p>Mais on se préoccupe davantage de ceux pour qui ça ne fonctionne plus. Ça n’a pas marché, en tout cas, pour le 9e collectif des sans-papiers expulsés cette semaine de la Bourse du Travail de Paris, ni pour les grévistes d’Aulnay-sous-Bois. </p>

<p>Ça ne marche pas fort non plus pour Ségolène Royal, en chute dans les sondages. Elle se dit sereine, appliquant peut-être la méthode Coué de Bayrou. Au moment où nous sommes rattrapés par l’actualité diplomatique la plus violente, réussira-t-elle quand même à prendre de la hauteur. </p>

<p>Rappelons pour certains que les attaques terroristes d’Alger et de Casablanca touchent au cœur une partie de la population française.</p>

<p>Les péripéties hexagonales se relativisent dans ces moments graves. La campagne présidentielle s’éloigne au fur et à mesure que l’élection se rapproche. L’Alzheimer politique menace : Sarkozy, l’ultra-libéral, l’ami du Medef, veut interdire les Golden Parachutes. On délire au plus haut niveau. Prêt à tout.</p>

<p>Pour terminer sur une note rafraîchissante et plus légère, on peut regarder sur le Web, ces élections à travers les yeux de Camille, vieille dame de 99 ans.</p>

<p>
<a href="http://www.marianne2007.info/Exclusivite-Marianne2007-Info-En-plus,-Noel-Forgeard-aura-une-super-retraite-d-EADS-!_a1123.html ">Forgeard</a><br />
<a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-895003,0.html?xtor=RSS-823353">Sarko-Le Pen</a><br />
<a href="http://isoloir2007.free.fr/">Camille </a></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Pots-pourris </title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/pots-pourris-44.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/pots-pourris-44.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Une enquête citoyenne sur la circulaire du 13 juin 2006 relative à la régularisation des familles étrangères d’enfants scolarisés est disponible en ligne. Ce rapport rédigé par la Cimade en dit long sur la façon dont Nicolas Sarkozy gère de tels dossiers. Qu’on en juge...</b></p>

<p>La Cimade, association œcuménique créée en 1939 pour venir en aide aux personnes déplacées par la guerre, s’occupe aujourd’hui de l’accueil et de l’accompagnement social et juridique des étrangers en France. Elle vient de publier un rapport, intitulé <i>De la loterie à la tromperie</i>, qui met en évidence l’ambiguïté de la politique de Nicolas Sarkozy concernant les personnes immigrées. Soulignons au passage, avant toute chose, l’objectivité et le caractère parfaitement étayé de ce bilan. Qu’apprenons-nous ?</p>

<p>En vrac : dans les centres de rétention et les zones d’attente des aéroports, les mineurs de moins de 13 ans sont privés de libertés. La Halde, Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité, a pourtant rappelé le 4 septembre 2006 que le « principe d’égalité » devait s’appliquer dans le traitement de toute  personne placée dans une telle situation.</p>

<p>Avec la circulaire du 13 juin 2006 relative à une régularisation « exceptionnelle », le ministre de l’Intérieur a soufflé le chaud et le froid et fait preuve d’une grande hypocrisie. Faussement généreux au départ en promettant 6000 régularisations, il se sert en fait de cette mesure pour établir des quotas, alors qu’il avait promis des études de dossiers au cas par cas. Il rédige une circulaire complexe, exige une multitude de preuves à fournir et joue sur des critères flous, arbitraires et fallacieux pour obtenir des papiers, comme par exemple le « désir d’intégration » ou le « sérieux » des études pour les enfants, le tout laissé à l’appréciation libre des préfectures. Comme si être moyen à l’école donnait un moins bon citoyen français par la suite...</p>

<p>Ce rapport mérite d’être lu, tant il est instructif sur la différence entre les effets d’annonce tape-à-l’œil du candidat UMP et la réalité de sa gestion, prise par-dessus la jambe. A l’image de son bilan sécuritaire en banlieue, jusqu’à ses embarrassantes déclarations philosophico-scientifiques sur le déterminisme génétique, Sarkozy semble toujours agir plus vite qu’il ne pense, poussé par son ambition présidentielle.</p>

<p>Rappelons que les Français dans leur ensemble ont apporté un véritable soutien aux enfants menacés d’expulsion ainsi qu’à leurs parents sans-papiers. Il existe d’ailleurs toujours en ligne une pétition à signer pour empêcher la continuation d’une telle politique. </p>

<p>
<a href="http://www.cimade.org/downloads/Cimade_Rapport_circulaire.pdf">De la loterie à la tromperie</a>
<br />
<a href="http://www.educationsansfrontieres.org/">Pétition à signer</a>
</p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Bipartisme : la preuve par quatre</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/bipartisme-43.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/bipartisme-43.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Le scrutin majoritaire à deux tours favorise le pluralisme politique et la représentativité démocratique. Mais quand les deux grands partis se font rattraper par Le Pen comme en 2002 ou Bayrou maintenant, quid de cette organisation de l’élection présidentielle ?</b></p>

<p><b>Nicolas Sarkozy</b>, en tête de tous les sondages depuis des mois, n’en dort plus. Il sait qu’au premier tour les Français choisissent et qu’au second ils éliminent. Et en même temps il y a, par rapport à 2002, près de deux millions d’inscrits supplémentaires sur les listes. Le candidat UMP sait aussi que les sondages ne prédisent pas l’avenir. La peur d’un sort à la Balladur ne le quitte plus. La chute est possible, et la surprise est envisageable tant les intentions de vote des Français sont insondables. Et pour se rassurer, le candidat rêve d’un régime présidentiel fort, à un tour, ou il serait enfin seul.</p>

<p><b>Ségolène Royale</b>, pasionaria du « gagnant-gagnant », un peu gnangnan, n’aura jamais réussi dans cette campagne à revêtir la robe de l’alternative à la droite. Ecartelée mentalement dans son programme entre « ordre juste » et socialisme, emmêlée dans ses propres contradictions, elle joue aujourd’hui avec Hollande, la carte du vote utile. Obéissant, faute de mieux à la logique bipartisane, ses électeurs pourraient voter PS dès le premier tour, dans l’idée d’un : « tout sauf Sarko ».</p>

<p><b>Jean-Marie Le Pen</b> pérennise cette logique. Après avoir été l’épouvantail de Mitterrand, il est le paillasson de Sarkozy. Un levier à abaisser en cas de rejet du système ou de manque de confiance dans l’UMP et le PS. Son actuelle mise en avant dans les sondages stigmatise, pourtant, comme une piqûre de rappel, qu’en France, il n’y a que deux partis possibles pour gouverner.</p>

<p><b>François Bayrou</b> est, semble-t-il, le quatrième homme. A 20 % dans les sondages, il est le révélateur qu’une partie conséquente des Français ne veulent plus de ce schéma bipolaire, ou du moins de ses acteurs. Dans ce contexte, il est considéré par les partis traditionnels et certains observateurs politiques comme encore plus dangereux que Le Pen pour la stabilité du régime.</p>

<p>Notons qu’aucun de ces candidats n’est parvenu à capter l’attention des Français dans leur majorité. L’indécision n’a jamais était aussi forte. Et cette donnée, seule, peut être tenue pour acquise.</p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Tant de paroles</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/tant-de-paroles-42.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/tant-de-paroles-42.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><strong>Dernière ligne droite de cette campagne. A regarder dans le rétroviseur, on ne peut être qu'effaré par l'absence de débat dans cette campagne. Pour sauver les apparences, on envisage une table ronde entre les candidats sur le Net.</strong></p>


<p>A relire les Commentaires sur La Société du spectacle de Debord, on ne peut-être qu'étonné par la justesse de ses analyses et de ses prédictions. Il annonce l'illusion démocratique et la dérive populiste des émissions de TF1, avec notamment J'ai une question à vous poser, où en guise de débat, les caciques à la présidentielle expérimentèrent ce parangon spectaculaire de nouvelle démocratie. </p>

<p>Depuis, tous évitent de se confronter directement entre eux. Seuls les seconds couteaux jouent le jeu de temps en temps. Et les deux principaux candidats ne prennent pas le risque d'un véritable dialogue. La peur de vaciller, ou d'écorner une image travaillée de longue haleine est la plus forte. Résultat : cette campagne a atteint cette semaine un niveau indigne d'une démocratie qui va élire son Président dans un peu plus de trois semaines.</p>

<p>Tous en ont conscience. Un débat semble désormais sur le point de s'organiser à l'initiative du site internet Agoravox. La tentative est louable, mais elle en dit long sur la faillite démocratique et médiatique. </p>

<p>Nicolas Sarkozy joue la montre et se réfugie derrière la législation sur les temps de parole ; il ne s'est pas déclaré favorable à cette initiative.</p>


<a href="http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=21995">http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=21995</a> 
<a href="http://www.dailymotion.com/video/x1llel_sarko-mot-a-mot-14 ">http://www.dailymotion.com/video/x1llel_sarko-mot-a-mot-14</a> </p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Titrés d’humour</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/titres-d-humour-41.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/titres-d-humour-41.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Les hauts fonctionnaires jouent les ancêtres. Du moins dans la manière « bon enfant » qu’ils ont de se nommer, à la façon péplum. Mais pour quoi faire ?</b></p>

<p>Michel Rocard ne se gêne pas pour le dire. L’ancien premier ministre de Mitterrand, toujours dépité mais clairvoyant, ne voit dans cette campagne que postures médiatiques éloignant de plus en plus les militants et les citoyens. Certes, Sarkozy est celui qui en prend le plus pour son grade, et à juste titre. Et Rocard d’appuyer malgré tout ce constat : la campagne présidentielle n’appartient en aucun cas au peuple. </p>

<p>Elle semble avoir atteint le climax du culte de la personnalité. Pour preuve, les insultes répétées du style cour de récré que s’envoient Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy : <i>c’est celui qui dit qui y est</i>.  On attend la semaine prochaine les attaques physiques genre « le Nain et la Cruche », tant est forte l’impression qu’il ne se dira plus rien de significatif avant le premier tour. </p>

<p>Toutefois dans ce vortex, on voit apparaître la volonté, de la part de groupes aux noms mystérieux, de rehausser le débat. Ou du moins de l’inscrire dans une légitime tradition d’échange d’idées et de militantisme. Ces groupes se sont baptisés <i>Spartacus</i>, <i>Hannibal</i>, les Gracques, du nom de héros antiques et l’on se demande qui se cache derrière ces titres de gloires ?</p>

<p>À quand un futur groupe de soutien à Sarkozy nommé les 300 de Léonidas ? Mais qui sont-ils ? Des supers citoyens ? Faux. En ce qui concerne <i>Spartacus</i> et les <i>Gracques</i>, il s’agit pour la plupart de hauts fonctionnaires socialistes en milieu de course (comme supers héros citoyens, on a vu mieux). Leur « originalité » est de miser sur le cheval Bayrou en espérant un éventuel portefeuille ministériel en cas de victoire, histoire de pimenter un peu leur plan de fin de carrière.</p>

<p><i><a href="http://www.blog-hannibal.com/" target="_blank">Hannibal</a></i> regroupe lui exclusivement des jeunes hauts-fonctionnaires socialistes et leur nom emprunte plus à l’humour qu’à la référence historique. « <i>Puisque l'heure est aux pseudonymes cocasses, nous choisirons Hannibal pour nous exprimer, parce que nous savons que c'est aussi avec des éléphants qu'on peut gagner une campagne </i>», disent-ils dans un barrissement virtuel.</p>

<p>Pas à une histoire de tautologie près, ces jeunes socialistes appellent à voter… socialiste. Décidément, qu’est-ce qu’on se marre.</p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Jusqu’à nouvel ordre...</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/jusqu-a-nouvel-ordre-40.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/jusqu-a-nouvel-ordre-40.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Les Français sont aujourd’hui de droite. Le Pen, Sarkozy, Bayrou réunis, dépassent allégrement la barre des 60 % dans les intentions de vote. Comment expliquer cette préférence politique nationale ? </b></p>

<p>Certes, le spectre est assez large. Pour le formuler autrement, on pourrait alors dire que les Français ne semblent plus de gauche, et les candidats l’ont bien compris. Quand Nicolas Sarkozy déclare sur le site de l’UMP : «<i> Accepter la logique de l’égalitarisme c'est du socialisme. Et je ne suis pas socialiste </i>», il sait qu’il peut se permettre maintenant ce genre de petites phrases qui auraient fait grand bruit, il y a peu encore. </p>

<p>Qu’est-ce que l’égalitarisme ? En tant que doctrine, il s’agit de l’égalité absolue entre tous les citoyens. Ce mot a pris au sens plus large la définition que lui accorde Karl Popper dans La Société ouverte : «<i> L’égalitarisme veut que tous les citoyens soient traités impartialement, sans qu’il soit tenu compte de leur naissance, de leurs relations ou de leur fortune. En d'autres termes, il ne reconnaît aucun privilège naturel... </i>».  </p>

<p>Mais Ségolène Royal n’est pas en reste, il faut parfois prendre le temps de considérer le vocabulaire de la candidate : son « ordre juste » est loin d’avoir la moindre connotation socialiste. Ségolène a bien compris que son penchant naturel vers la droite était la clé de son élection. Les camps militaires, la Marseillaise, le drapeau tricolore, tout cela marche. </p>

<p>Elle se met en tous cas au pas d’une pensée imprégnée par capillarité de notions conservatrices jusqu’alors intimement étrangères à son camp. Mais que s’est-il passé ?</p>

<p>On a l’impression que l’idée de solidarité n’intéresse plus les Français. La conviction n’est plus de mise, remplacée par un souci permanent de protection individualiste.</p>

<p>Une vision à long terme de la politique, des opinions tranchées : toutes ces attitudes ne sont plus à l’ordre du jour. Les scores de Bayrou le démontrent, ainsi que les fluctuations de Royal dans les sondages, au gré de ses différentes déclarations publiques. </p>

<p>Alors quoi ? Vingt ans de bourrage de crâne à la sauce TF1 et M6 ont suffit à résigner les Français au fatalisme face aux misères de ce monde. A diffuser dans l’opinion un sentiment de peur permanente. A faire avaler aux électeurs que le bonheur et le sens de la vie résident dans le consomme-et-tais-toi…  
Aucun programme ou gramme de réflexion politique n’est à attendre de la part des candidats dans cette campagne télévisée. 
</p>

<p>Loin pourtant d’être incapables de débattre, ils font le choix d’autres lieux pour s’exprimer. Ceux qui voudraient voter avec leur cerveau feraient mieux d’éteindre leur poste, au moins jusqu’à la fin de l’élection présidentielle. Ce serait déjà ça de gagné pour leur réflexion citoyenne.</p>

<p>
<a href="http://www.u-m-p.org/propositions/index.php?id=egalitarisme">Egalitarisme</a><br />
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89galitarisme">Egalitarisme</a>
</p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>La Bourse du travail</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/la-bourse-du-travail-39.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/la-bourse-du-travail-39.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Depuis le 10 février, un collectif de sans-papiers occupe discrètement la Bourse du travail de Paris. Ce lieu à haute valeur symbolique avait pour vocation originelle la solidarité interprofessionnelle. La plupart des occupants sont travailleurs de l’ombre, et c’est en osmose avec les activités de l’endroit que ce collectif résiste.</b></p>

<p>On est prévenu d’une plaque de marbre à l’entrée du bâtiment : <i>« Le 19 août 1944 en pleine insurrection les travailleurs parisiens reprenaient la Bourse du travail »</i>.
À l’intérieur de la Bourse, on peut voir en hauteur, gravée  à même les murs, la liste des différentes corporations de l’époque : charpentier, tailleur, couvreur. Au centre de cette grande pièce de verre et de fer, circulent sur le parquet ce que l’on nomme, faute de pire, des sans-papiers. 
</p>

<p>À les interroger sur la multiplication des contrôles policiers et des rafles, on constate un épuisement physique impressionnant. Ces hommes nous parlent de leur grande fatigue, de la dépression qui les accompagne à chaque instant depuis plus de un an. </p>

<p>L’espoir n’est plus de mise, et chacun insiste sur ce sentiment permanent de persécution. La peur et l’indignation retentissent dans toutes leurs paroles. Peur du contrôle pendant les courses, peur pour les enfants, peur de manquer de vigilance, de se faire attraper – mais aussi un grand ras-le-bol de vivre dans un présent où le moindre projet est impossible. Pour ceux qui acceptent de parler, on devine une grande colère que leur manque d'énergie éteint malheureusement.</p>

<p>Beaucoup sont ici depuis de nombreuses années. La plupart ont travaillé, cotisé aux charges sociales, on les appelle les « ouvriers sans papiers » et ils ne bénéficient bien sur d’aucun droit, sinon celui de se cacher. 
Ils stigmatisent la honte et l’hypocrisie de notre République à l’heure de « l’identité nationale ».
</p>

<p>Mais voilà, ce sont des parias dans notre système. Les politiques refusent de les prendre en compte, ils ne les voient pas, on ne les voit pas. Comme ce jeune exilé politique qui nettoie de 8h à 12h, les locaux d’une entreprise pour la somme de 20 euros au black. Ils sont nombreux dans ce cas-là, au fond des cuisines, dans le bâtiment, etc. </p>

<p>Et à l’heure où Sarkozy nous parle « valeur travail », il conviendrait de ne pas se voiler la face sur notre système politique et le fonctionnement de notre société qui entretient ces esclaves modernes.</p>

<p><a href="http://9emecollectif.net">Site du collectif Sans-papiers</a></p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Désobéissance civique</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/desobeissance-civique-38.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/desobeissance-civique-38.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Des parents, des passants, des gens comme vous et moi, qui spontanément se révoltent et s’opposent à une arrestation particulièrement choquante. Des grévistes à Aulnay-sous-Bois qui ne cèdent pas et réclament ce qui leur est dû. Quand le cœur est à l’ouvrage, ne boudons pas notre plaisir.</b></p>

<p>On peut désormais voir sur la telelibre.fr, la vidéo de l’arrestation très mouvementée d’un parent d’élève sans papiers, rue Rampal, dans le XIXe arrondissement. Passons sur le comportement répréhensible des policiers pour ne retenir que des images qu’on ne voit plus si souvent : un mouvement collectif qui s’oppose spontanément à ce qui lui semble une injustice flagrante. Entendre cette mère de famille invectiver les policiers, les pressant de relâcher le grand-père capturé (il n’y a pas d’autres mots tant cela ressemblait à l’issue d’une traque), voir cet homme aux cheveux blancs résister aux forces de l’ordre, avec la dernière énergie pour ne pas se soumettre, impressionnait encore plus que tout le reste. </p>

<p>Ce n’est pas sans rappeler ces Français qui n’avaient pas hésité à se mettre en situation irrégulière en hébergeant à leur domicile les enfants sans papiers de leur village. Ce n’est peut-être qu’un exemple de désobéissance civile parmi tant d’autres, mais celui-ci rassure particulièrement, à une époque où l’on a souvent l’impression que la neurasthénie gagne toutes les catégories de la société française. 
Reste à espérer que l’esprit de résistance anime encore longtemps les grévistes de chez PSA Citroën à Aulnay-sous-Bois, qui réclament 300 euros d’augmentation par mois pour un salaire actuel de 1150 euros en moyenne.
</p>

<p>La seule solution trouvée par la direction, jusqu’alors, a été le remplacement des grévistes par des intérimaires. Saisi en référé par quatre syndicats, le tribunal de Bobigny a condamné hier la société PSA-Peugeot Citroën. La justice sociale existe.</p>

<p><a href="http://www.latelelibre.fr/index.php/2007/03/des-maternelles-du-xxeme-a-paris-sous-tension/ ">DES MATERNELLES DU XIXème A PARIS SOUS TENSION</a></p>

<p><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20070326.OBS9066/psa_peugeotcitroen_50_embauches_illegales.html">PSA Peugeot-Citroën :
50 embauches illégales</a></p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Français, encore un effort...</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/francais-encore-un-effort-37.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/francais-encore-un-effort-37.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Ils vont transpirer, s'échiner et investir le terrain du symbolique ou de la petite phrase, parfois au détriment de la moindre once de raison. Il reste quatre semaines avant le premier tour : largement assez pour saisir au vol les symptômes les moins avouables de nos politiques.</b></p>


<p>On peut voir rouge, ou voir bleuir à vue d'œil le coquard du programme socialiste de cette blanche colombe que devient Ségolène Royale. En tout cas, elle en est à la cocarde nationale, au patriotisme : La Marseillaise, le drapeau tricolore dans tous les foyers. Et Ségo qui tire à elle (et vers la droite) le doudou nationaliste si cher à Sarkozy et à Le Pen, mais version bon enfant et un peu nigaud dans son cas.</p>

<p>Tient c'est drôle, ça rappelle 2002, quand le PS ne voulait surtout pas laisser le thème du sécuritaire à la droite. On ne change pas une technique qui perd…  Quoiqu'il en soit, il est inquiétant de voir la candidate du parti socialiste dériver vers ce genre de thématique creuse. Tout ça semble en dire long sur son programme, outre la manière un peu débilitante qu'elle a de s'adresser aux Français. Mais elle n'a pas la palme du symptôme ou plutôt du syndrome.</p>

<p>Dans un long entretien entre Michel Onfray et Nicolas Sarkozy dans Philosophie magazine, on peut au détour de la conversation attraper ces propos ahurissants de notre tout récent ex-ministre de l'Intérieur : « J'inclinerais pour ma part à penser qu'on naît pédophile, et c'est un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. » Le fait qu'Onfray ne moufte pas en dit long sur ce philosophe rebelle anti-Sarko qui au final lui sert la soupe tout au long de l'entretien…</p>

<p>Mais revenons-en aux propos : ils ont le mérite d'être pour le moins cohérents avec la façon qu'a Nicolas Sarkozy de s'adresser à des problèmes qu'il considère comme des symptômes à caractère génétique. Pour la délinquance, on passe par le contrôle du premier âge. Pour les malades mentaux, les camisoles chimiques suffisent puisque de toutes façons, on n'y peut rien.</p>

<p>Y a-t-il un gène pour l'identité nationale, a-t-on envie de lui demander. Notre candidat ne se gêne pas en tout cas de balancer au détour d'un entretien les bases d'un eugénisme larvé.</p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>L’ombre sur la mesure</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/l-ombre-sur-la-mesure-36.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/l-ombre-sur-la-mesure-36.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Il y a quelques semaines, l’on put, dans les environs de Ménilmontant, assister à la scène suivante : une rue verrouillée par un important dispositif de forces de l’ordre, puis au sein du périmètre ainsi délimité, le contrôle systématique de tout ce qui de près et de loin pouvait ressembler à un étranger. Pour les malheureux sans preuve d’une identité bien française (ou à la carte de séjour périmée), le chemin du fourgon fut vite trouvé. </b></p>

<p>Cette scène ne laissa aucun spectateur indifférent. Des regards furent même échangés entre les passants blancs de peau ou « visiblement intégrés ». Oui, même à l’abri derrière l’absence de soupçon dont on bénéficie quand on est « bien habillé » (ou qu’on n’a du moins pas l’air trop pauvre), nous n’étions pas d’accord avec ces méthodes. Et ceux d’entre nous qui souhaitaient appuyer le plus leur indignation, adoptèrent aussitôt une position géostationnaire tout à fait inhabituelle pour le parisien lambda. Tout ça avant de repartir, soucis en tête, mais méditant néanmoins quelques instants la condition difficilement imaginable d’un immigré clandestin.</p>

<p>Avant-hier, quelques centaines de mètres plus loin à Belleville, les choses se passèrent différemment. Etait-ce parce que nous étions en pleine sortie des écoles ? La panique gagna les habitants du quartier venus chercher leurs enfants, la police encercla un bar, des coups de matraques plurent et les gaz firent leur travail. </p>

<p>Voilà comment se passe ce que Dominique de Villepin appelle une « politique d’éloignement ». Pour une fois, on préférera la rhétorique explicite du candidat Sarkozy qui n’hésite pas une seconde à parler de quotas et de charters.<sup>1</sup></p>

<p><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20070321.OBS8222/une_arrestation_muscleede_sanspapiers_tourne_a_lemeute.html">Une arrestation musclée de sans-papiers tourne à l'émeute</a></p>

<p><a href="http://www.liberation.fr/actualite/societe/242310.FR.php">La Police de l’Air et des Frontières accusée d'avoir la main lourde</a></p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>French Touch</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/french-touch-34.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/french-touch-34.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>A l’approche de la dernière ligne droite de la campagne, Nicolas Sarkozy orchestre l’arrestation internationale de Cesare Battisti. Spectaculaire pour un ministre de l’Intérieur incapable de remettre les pieds en banlieues.</b></p>

<p>Prêt à tout, le petit Nicolas. Prêt en tout cas à la moindre bassesse stratégique qui pourrait éventuellement, car rien n’est moins sur, lui apporter un nouveau souffle dans cette campagne. En véritable caméléon politique, l’adage de Sarkozy pourrait être « qui ne tente rien n’a rien ». Tour à tour extrémiste pour rafler des voix et rassurer l’électorat le plus conservateur avec sa stigmatisation des étrangers, prolétaire avec les ouvriers, mendésien pour l’ouverture politique, pro-Bush aux Etats-Unis et chiraquien pour la bonne forme, allant jusqu’à soutenir le Président.</p>

<p>
Il mélange tout, et advienne que pourra. Il donne l’impression de plus en plus flagrante que ce n’est pas son problème. Son opportunisme est un catéchisme sans vergogne, et c’est bien ce qui inquiète le plus. Il ne ménage en tout cas pas sa peine pour faire parler de lui.
</p>

<p>
Dans cette affaire, Cesare Battisti n’existe pas. Il ne s’agit pas de revenir sur l’itinéraire de cet homme condamné pour 4 meurtres. Il faut comprendre que pour le candidat UMP, Battisti aurait pu être n’importe qui d’autre. Aucune importance que ce soit un ex-gauchiste. Sarkozy n’a pas le sens de l’Histoire et il nous ferait presque regretter le machiavélisme d’un Mitterrand ou la ruse d’un Chirac.
</p>

<p>
Il réfléchit comme une machine, sa boite à rythme pulse aux bpm de l’ego et de l’ambition à court terme. Que Cesare Battisti se soit rangé, qu’il ait été condamné par contumace en Italie à la perpétuité sur témoignage d’anciens collègues malfaiteurs – et surtout qu’il ait prouvé, depuis plus de 25 ans, sa réintégration dans la société, n’y change rien. 
</p>

<p>
L’humain ne compte pas. Replacer cette affaire dans le contexte historique de l’époque non plus. Revenir sur la promesse mitterrandienne de non-extradiction encore moins. Aveuglé par son succès, vivant la politique pour accéder à l’Elysée, il n’a rien d’autre à nous proposer que des coups de plus en plus fumeux et obscènes. Il ne  construit pas un programme politique, il veut faire son trou. Par la même il gagne la palme du populisme face à Ségolène Royal. Avec son petit plus à lui, sa touche personnelle : sa turpitude morale.
</p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Ex machina</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/ex-machina-33.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/ex-machina-33.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Qu’est-ce qu’un conseiller politique ? Un Vade Mecum de la ligne à tenir, un ectoplasme d’opinion, une entité spectrale… Ils sont une kyrielle à l’arrière plan de cette campagne, tous différents. Mais on a réussi à en trouver deux qui semblent partager le même objectif : faire perdre leur camp. A ma droite Arno Klarsfeld, à ma gauche Eric Besson.</b></p>

<p>Avec Arno Klarsfeld, Nicolas Sarkozy inaugure un nouveau concept politique : s’entourer d’un incompétent notoire pour traiter de sujets aussi sérieux que l’expulsion des sans-papiers, les SDF, etc.</p>

<p>Le bouillonnant avocat devrait s’occuper prochainement de l’écologie et des transports en centre ville. Il est vrai qu’Arno ne se déplace qu’en rollers… Faut-il y voir une éventuelle solution au changement climatique ? Concédons lui également qu’il n’est que conseiller médiatique, tout juste là pour redorer un blason conservateur. Mais Nicolas Sarkozy doit tout de même s’interroger depuis jeudi dernier. En pleine polémique sur son appellation d’origine contrôlée de « Ministère de l’immigration et de l’identité nationale », Klarsfeld a supplié le Ministre de l’Intérieur de garder le cap envers et contre tous. A se demander s’il n’est pas ici en sous-marin pour le compte du PS.</p>

<p>A gauche, on a choisi le sérieux et la rigueur. Comme Eric Besson, un type capable de composer des rapports impeccables sur le système Sarkozy, un économiste qui n’a pas peur de chiffrer un programme socialiste. Un premier de la classe en quelque sorte. Mais aussi un homme indigné capable de publier un livre contre Ségolène Royal trois jours après avoir claqué la porte du PS tellement il n’est pas content. </p>

<p>Le livre sort mardi. Eric Besson aura son quart d’heure de gloire, Klarsfeld continuera à faire de la télé. Ne changez rien, jusque là tout va bien.</p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>L’ère du temps</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/l-ere-du-temps-32.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/l-ere-du-temps-32.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Le 24 mars, Agora Vox, le premier media web citoyen français organise les premières « rencontres du cinquième pouvoir ».  Fantasme cauchemardesque ou renouveau de l’éthique informationnelle grâce à Internet ? </b></p>

<p>
Kate Moss a rajouté quelques zéros sur son compte en banque grâce à une (malencontreuse ?) vidéo prise à partir d’un téléphone portable, où l’on voyait la demoiselle se repoudrer le nez. Ségolène Royal se met les profs à dos avec l’enregistrement vidéo d’une réunion privée où elle remet en cause leur temps de travail. Alain Duhamel devient tricard du service public pour son soutien à Bayrou filmé lors d’une conférence à Sciences-Po. 
</p>

<p>
Le point commun entre tous ces exemples est la prolifération à grande vitesse de ces enregistrements sur le net. Alors est-ce de l’information ? Si la réponse est oui, constatons qu’elle est plutôt de bas-étage. En matière de reportage, le net racole souvent tout ce qui se passe. Et quand il s’agit de faire circuler de l’information, le réseau se substitue de plus en plus à la presse papier. A l’instar de cette suite à l’affaire immobilière ignorée par les quotidiens et omniprésente sur le net. 
</p>

<p>
Réagissant à une couverture de Libération titrée « Le Soupçon », le candidat UMP a appelé Edouard de Rothschild pour le menacer et insulter son journal. Silence sur toute la ligne dans les canards traditionnels. Comme si nous assistions à une redistribution tacite des rôles à jouer dans la diffusion de l’information. C’est dans ces circonstances que s’organisent les différents débats proposés par Agora Vox.
<br />

On espère que la vigilance sera de rigueur.

</p>

<p>
En attendant, le net veille déjà à sa liberté comme le signale le site Wikimedia : « <i>L'Assemblée nationale a adopté le 13 février, en deuxième lecture, un texte relatif à la prévention de la délinquance. Si le but affiché de cet article est la répression du '<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Happy_slapping">happy slapping</a>', cette nouvelle forme de délinquance, sa rédaction est malheureusement floue. En effet, cet article pourrait permettre d'interdire à un citoyen de filmer et diffuser, par exemple, des images de violences policières, ou encore des images de manifestations violentes... alors que dans un pays démocratique où la règle est la liberté d'expression, chaque citoyen doit pouvoir rapporter de tels actes.</i> »
</p>

<p><a href="http://www.presidentielles.net/presimarks/page/3">Nicolas Sarkozy traite Libé de journal de merde</a></p>
<p><a href="http://www.agoravox.fr/rubrique.php3?id_rubrique=23">Les premières rencontres du 5e pouvoir</a></p>
<p><a href="http://www.wikimedia.fr/wiki/Communiqu%C3%A9s_de_presse/Projet_de_loi_prevention_delinquance">Le projet de loi sur la prévention de la délinquance</a></p>
<p><a href="http://cdelasteyrie.typepad.com/sidiese/2007/03/la_vrit_sur_le_.html">L'analyse de Vinvin sur le 5eme pouvoir</a></p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Règles pour le parc humain</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/regles-pour-le-parc-humain-31.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/regles-pour-le-parc-humain-31.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Cent milliards de bénéfices pour le CAC 40 en 2006. Du jamais vu.
Le philosophe allemand Peter Sloterdijk cherchait, il y a quelques années, à définir la notion d’humanité et constatait que notre Histoire n’était qu’une longue lutte pour inhiber la part animale tapie dans notre inconscient. Au vu des rapports de forces imposés par le capitalisme, la loi de la jungle économique est un nouveau stigmate de cette actuelle régression humaniste.
</b></p>

<p>Le processus semble lancé dans une course folle. Il y a quelques semaines, on ne comprenait pas comment le groupe Total ne soignait pas son image en versant – après une annonce de 12.5 milliards d’euros de profit – une obole symbolique aux associations écologistes suite au naufrage de l’Erika. Songeons aussi à Elf, aux frégates de Taiwan et pour finir au journaliste d’investigation Denis Robert, comme seul mis en examen dans l’affaire Clearstream... </p>

<p>Quand on parle capitaux, la raison n’est plus. Et il est illusoire d’invoquer la raison d’Etat, à l’instar de notre premier ministre Dominique de Villepin, qui a souhaité que pour la restructuration d’EADS, aucun dividende ne soit versé aux actionnaires. Louis Le Gallois, PDG du groupe aéronautique n’en n’a cure. Au contraire, il est de bon ton de rassurer ses actionnaires quand une entreprise connaît des difficultés : Renault par exemple, dont le résultat a baissé de 15% choisit dans le même temps d’augmenter de 29% ses dividendes...
On n’en arrive au point où les parts des bénéfices versés aux actionnaires atteignent et risquent de dépasser le niveau des investissements de l’entreprise. Voilà un thème de campagne uniquement repris par l’extrême gauche, où l’on aimerait entendre précisément les autres candidats. 
</p>

<p>L’économiste Fréderic Lordon, déjà évoqué dans ces lignes, (cf. : Tilt, <i><a href="http://www.presidentielles.net/tilt/action-et-verite-14.html">Action$ et vérité</a></i>), propose une mesure nommée le SLAM (<i>Shareholder limited authorized margin</i> pour marge actionnariale limite autorisée), où le pouvoir législatif limite la hausse des profits actionnariaux en l’indexant sur les taux d’intérêts usuels, soit autour de 5 – 7 % par an. Pour ceux qui s’en inquiéteraient, il n’y a rien d’antilibéral dans cette mesure.</p>

<p>Des voix s’élèvent, d’économistes ou de philosophes, pour dénoncer les dérives d’un système capitaliste qui refuse de s’autoréglementer. Il s’agit simplement de sortir de ce fanatisme actionnarial, ne plus avoir en ligne de mire l’idéologie boursière. Un tel contrôle permettrait aussi aux entreprises de sortir la tête du guidon pour financer la recherche et le développement. Tout ça parait être du simple bon sens, mais influer sur un système basé sur le culte absolu de l’argent relève d’un sacerdoce sans faille. Vaste programme.</p>

<p>(1) Notes de lectures sur l’œuvre de Peter Sloterdijk
http://1libertaire.free.fr/sloterdijk.html
</p>

<p><a href="http://www.liberation.fr/actualite/economie/240723.FR.php">http://www.liberation.fr/actualite/economie/240723.FR.php</a></p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Faux semblant</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/faux-semblant-30.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/faux-semblant-30.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Chaque jour Ségolène Royal se fait distancer par Sarkozy et rattraper par Bayrou. Coincée entre ces deux challengers, la candidate pleine de « désirs d’avenir » n’arrive pas à faire décoller sa campagne.</b></p>

<p><i>Libération</i> s’interroge, Les <i>Inrocks</i> volent à sa rescousse mais l’ambiance n’est guère à la fête pour la candidate socialiste. Malgré le soutien d’une bonne partie du <i>people land</i> théatro-cinématographique, Ségolène Royal est de moins en moins sûre d’être présente au second tour.</p>

<p>Oubliés les sondages qui la mettaient en tête des prétendants à l’Elysée. Mise en cause assez stupidement sur ses compétences, elle avait pourtant réussi, contre vents et marées, à imposer le processus du débat participatif avec un certain succès. Bien sûr, la méthode n’avait rien de bien excitant pour les médias. Difficile alors pour eux d’en rendre compte positivement.</p>

<p>Le problème de Royal est peut-être aussi de trouver le ton juste. Il faut dire que ces manières de « mère patrie » peuvent agacer. Elle n’arrive guère également à dissimuler ce côté maitresse d’école un peu sévère. Cela en ravit certains mais, dans l’ensemble, la candidate socialiste donne l’impression de rester collée au pupitre.</p>

<p>Enfin, elle joue contre nature. Son virage à gauche afin de se démarquer de ses adversaires, comme le retour de la vieille garde du PS, sont de terribles erreurs.</p>

<p>Premièrement, elle va à l’encontre de ses convictions, ensuite elle s’enferme dans le piège de l’appareil socialiste. Symboliquement, s’accorder les faveurs d’un Jospin terrassé par une veste présidentielle, dont il ne s’est jamais remis, confine encore plus au ridicule quand on sait à quel point il la déteste.</p>

<p>Ségolène Royal n’est pas socialiste. Tant qu’elle affichait cette étiquette, en disant vouloir réformer, elle a eu le vent en poupe. Mais au lieu de mettre en avant une jeune garde, elle préfère sanctionner Montebourg pour une bourde et réintégrer tous ses faux amis.</p>

<p>Le problème de Royal est le parti socialiste. Sachant qu’elle est idéologiquement plus proche d’une social-démocratie chrétienne, le bon peuple lui préfère logiquement aujourd’hui un original qui ne transige pas : François Bayrou.</p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Memento Mori</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/memento-mori-29.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/memento-mori-29.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Il serait dérisoire d’être nostalgique d’une époque meilleure, en tout cas pour un Français. Depuis plus d’un siècle, les chiffres sont là pour le confirmer : espérance de vie en hausse, violences moindres, progrès sociaux considérables. Malheureusement, il n’y a pas que les chiffres pour radiographier le progrès. </b></p>

<p>On confond souvent, et c’est de bonne guerre, la focalisation médiatique qui distord la réalité avec le réel d’une situation. Ce sentiment de terreur imposé par le traitement des médias du phénomène de l’insécurité en était l’un des symptômes lors des élections de 2002. Il y en a d’autres à l’œuvre. </p>

<p>A cette époque on a tenté de nous faire croire que nous vivions une ère de violence inouïe, alors que jamais le nombre d’homicides ne fut aussi bas. Rien d’illogique : il s’agit d’une stratégie vieille comme <i>L'Art de la Guerre</i> de Sun Tzu (IVè siècle avant JC) pour détourner le regard de ce qui pourrait réellement inquiéter. En l’occurrence, la violence était plutôt à chercher du côté des taux de suicides et d’une France qui tourne aux cachets d’anxiolytiques.</p>

<p>Mais encore une fois, en règle générale, les statistiques attestent d’un mieux vivre. Cette progression est toutefois à nuancer dès lors que les chiffres laissent place au langage.</p>

<p>Qui ne se souvient pas avoir frissonné d’indignation à la lecture de Georges Orwell, passage obligé des programmes scolaires d’alors. Le célèbre 1984 : <i>Big Brother</i>, la surveillance généralisée – et cette compréhension immédiate de la liberté comme valeur essentielle de tout individu.</p>

<p>Orwell démontrait que le langage était une composante fondamentale de la liberté et qu’un pays totalitaire commençait par renommer, interdire, créer des nouvelles formules. Que la destruction du langage par son appauvrissement ou son contrôle était l’anéantissement de tout embryon de pensée et de critique.</p>

<p>Depuis nous avons digéré certains principes, des évidences imposées, trop rapides et massives pour y réfléchir tranquillement. Depuis l’omniprésence des caméras de surveillance n’est plus un problème : puisqu’il y a danger, régulons le trafic. Faut que ça aille vite. Depuis Le Pen est devenu légitime. L’extrême droite, la droite extrême, on ne sait plus trop, pas le temps de s’arrêter. Les noms, les titres, les propositions se transforment parfois en nomenclatures, comme autant de lames rouillées qui n’arrivent plus à soulever le couvercle des débats de fond. Depuis, on nous a proposé le Ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale.</p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Seul contre lui</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/seul-contre-lui-28.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/seul-contre-lui-28.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Surprise ! Chirac ne sera pas candidat. <br />
Surprise aussi, les chiffres de l’Insee sur le chômage sont revus à la hausse mais ne seront pas rendu publics à la date prévue. 
Ce n’est pas très grave, Chirac les avait. Il nous a dit que tout allait pour le mieux de ce côté-là...qu’il était fier de son bilan.
</b></p>

<p>Ne pinaillons pas sur le bilan de Chirac, ce n’était pas le moment hier soir sur TF1 de causer boulot… et le Président n’aime pas regarder en arrière de toute façon. Ni trop en avant d’ailleurs, vu « l’empressement joyeux » qu’il met à soutenir un certain candidat.</p>

<p>Notons quand même que la tonalité de son discours était positive. La voix française existe : singulière, riche, irradiante. Il nous a parlé d’amour aussi. Rien de tel pour mettre du baume au cœur un dimanche soir.</p>

<p>Il est vrai qu’à force de nous rabâcher que tout va mal, on finirait par prendre la France pour un pays sous-développé rempli de barbares, de fainéants, sous un ciel assombri qui risque en permanence de lui tomber sur la tête...</p>

<p>Rien de tel que la peur et la sinistrose pour gouverner. 
Mais Chirac part. 
</p>

<p>La cuisine politique ne sera plus son problème. Alors, on apprend que la France a une identité et que gouverner, c’est avant tout tenir un cap : la laïcité est à défendre (contre le communautarisme), il faut lutter contre les dérives d’un capitalisme qui spolie le Sud (l’ultralibéralisme). </p>

<p>Rien à dire : ce sont des choses à rappeler et le chef de l’Etat a joué son rôle. 
On a envie de se dire alors que ce n’est pas vraiment un mauvais bougre. Comme on pardonne parfois sans trop savoir pourquoi.
</p>

<p>Mais ces belles valeurs sont très loin d’être celle de son « successeur » Sarkozy, candidat avant tout de la rupture avec Chirac. Et savoir que le président sortant va tièdement mais clairement lui apporter son soutien démontrera, jusqu’à la fin, que les beaux discours ne font décidemment pas l’homme.</p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Le chant du signe</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/le-chant-du-signe-27.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/le-chant-du-signe-27.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Cette semaine fut riche en coups de semonce médiatique. Les présidentielles prennent un cap difficile : les affaires immobilières des candidats et les parrainages douteux rendent encore plus criante l’absence de débat de fond. Bref, le spectacle a commencé. Et Jean Baudrillard de profiter de ce foutoir pour tirer sa révérence.</b></p>

<p>Comme on rappellera à l’enfant, la larme à l’œil, que l’on a connu ces temps de dissidence où boire un coup et fumer faisaient partie du quotidien, on radotera aussi qu’il y eut un temps où les hommes et femmes politiques passaient dans des émissions qui n’étaient pas de divertissement.</p>

<p>Dans ce présent perpétuel, on a déjà oublié le grand cirque médiatico-politico-démaguo de TF1, <i>J’ai une question à vous poser</i>. C’était sans compter sur Canal plus et son <i>Grand Journal</i>. Hier, ce fut à Ségolène Royal d’y sévir, après les performances de Bayrou de Sarkozy. Entre le sieur Beigbeder et l’indéfinissable Ariane Massenet, une invitée vidée de toute moelle politique.</p>

<p>Baudrillard aurait, en d’autres temps, évoqué la surmultiplication des signes et de l’information, la perte de sens. Bref, il aurait fait son boulot de philosophe et dénoncé le simulacre inhérent à la société médiatique.</p>

<p>Mais il n’est pas certain que son modèle philosophique aurait pu s’appliquer à la situation en cours, tant les signifiés et les signifiants se sont dissous dans une sorte de béatitude médiatique. Plus proche des effets psychiques d’un pétard devant M6 que d’un sentiment de complot organisé.</p>

<p>Qu’avons-nous eu cette semaine ? Une vile stratégie du ministère de l’Intérieur pour parrainer Le Pen sous couvert de démocratie. Des affaires qui auto-alimentent le sérail politique. Un PS et une UMP angoissés qui tirent à vue sur l’épouvantail Bayrou. Et une présence quasi simultanée des candidats au Salon de l’Agriculture et au chevet d’Airbus. Pour finalement ne rien dire, l’essentiel étant d’être là, ou ailleurs.</p>

<p>A croire que le vote n’a plus pour eux ni valeur d’échange, ni valeur d’usage. Ils ont oublié que le vote est constitutif de leur présence. Il y a là une perte de symbole du vote, qui ne fait paradoxalement plus signe dans ces temps de campagne acharnée : il s’est noyé dans l’eau trouble des sondages. L’amnésie gagne les candidats. Souvenons-nous en à chaque instant : leur mission est d’intérêt public. Il y avait à l’origine un contrat social.</p>

<p>Au lieu de taper sur Bayrou, ses adversaires devraient au moins considérer sa méthode. Simulacre, simulation, sincérité ? Difficile de connaître la vérité du candidat UDF. Mais ce qui plaît tant aux Français, c’est qu’il ne joue pas le jeu, pour le moment, du consensus mou et médiatique. Il donne cette impression d’avoir un minimum d’honnêteté et de bon sens. Il montre des signes de bonne volonté au peuple français, et ça marche.</p>

<p>De là à en faire une troisième voie, c’est une autre histoire… 
Il reste encore quelques semaines dans cette campagne, on peut espérer qu’elle prenne une tournure un peu plus sérieuse. N’oublions pas que même Jean Baudrillard, grand pessimiste sur le sujet, avait créé une revue nommée Utopie.
</p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Bien commun</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/bien-commun-26.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/bien-commun-26.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Les révélations du Canard Enchaîné nous auront confirmé une chose. Comme aux USA, il faut être riche pour se présenter à une élection. Mais en France on n’aime pas l’argent, c’est bien connu ; alors va pour la discrétion et la minimisation à tous les étages.</b></p>

<p>Il y a quelque chose d’obscène au royaume de la République. Des travaux à hauteur de 1.5 million de francs pour l’appartement de Nicolas Sarkozy. Une maison de vacance estimée à 1.2 million d’euros pour Ségolène Royal. Passons sur le milliardaire Le Pen qui se la joue populiste du haut de son château.</p>

<p>Il est fort à parier que ces sous évaluations financières de leur patrimoine de la part des deux principaux candidats, ne sont pas tant la volonté de vénales économies que la conscience certaine qu’il faille minimiser les écarts faramineux du train de vie des politiques par rapport au citoyen.</p>

<p>Il y a quelque chose d’obscène dans la façon compassionnelle dont une Ségolène Royale s’attache l’idée d’une France-Famille dont elle ne fait décemment pas partie. Et Nicolas Sarkozy prête à sourire en demandant de vive voix aux Français de travailler davantage pour gagner quelques maigres euros en plus par mois, lui qui s’est offert en 1997 un escalier en chêne valant presque un an de SMIC.</p>

<p>Il est temps que nous prenions acte, en constatant l’existence des candidats millionnaires, d’un échec absolu de la représentativité démocratique. Ce n’est plus l’élitisme de l’excellence qui permet d’accéder aux plus hauts postes de l’Etat : vaut mieux être généreusement loti au départ. Le nier est la première des hypocrisies parmi de nombreuses. Et pourrait, à une époque où les RMIstes progressent de 10% par an, légitimement provoquer chez ces « bénéficiaires » des envies de rapines rappelant les heures de la Commune.</p>

<p>Ce serait de bonne guerre, comme on dit. Et ce n’est pas faire preuve de poujadisme que de constater la défaillance égalitaire du système. Le problème de ce genre d’affaires, c’est qu’elles mettent en évidence des fêlures qui lézardent le socle même des valeurs républicaines, celles constitutives à tout engagement citoyen.</p>

<p>A chacun de prendre la pleine mesure de cet échec, qui n’est finalement qu’une nouvelle raison de changer de régime. Pour enfin sortir du trucage des chiffres, ceux du chômage et des minima sociaux, comme ceux de l’ISF de nos candidats. Sinon la flammèche républicaine risque de faire feu de tout bois pour s’extraire de cette illusion démocratique. Et tant mieux.</p>

<p>
<a href="http://www.lefigaro.fr/election-presidentielle-2007/20070306.WWW000000444_le_canard_enchaine_persiste_contre_sarkozy.html">le canard enchaine persiste contre sarkozy</a><br />
<a href="http://www.lefigaro.fr/election-presidentielle-2007/20070306.WWW000000442_le_patrimoine_royalhollande_sous_estime_selon_le_canard_enchaine.html">le patrimoine royal hollande sous estime selon le canard enchaine</a>
</p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Front d’Indignation Nationale</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/front-d-indignation-nationale-25.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/front-d-indignation-nationale-25.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Inquiétude généralisée chez les démocrates en ce qui concerne les parrainages de Jean-Marie Le Pen. Voilà un cri qui se répète comme une ritournelle à chaque élection présidentielle. Notons tout de même que Le Pen a pour le moment plus de parrainages qu’en 2002. Et n’oublions pas que Sarkozy traine dans les parages.</b></p>

<p>
Jean-Marie Le Pen a derrière lui plus de quarante ans de politique. Les réseaux sont là : c’est sa cinquième élection présidentielle. Mais son éventuelle absence à ces présidentielles serait perçue comme un crime de lèse-majesté républicaine et démocratique. 
</p>

<p>Alors, c’est le consensus. Journalistes et autres spécialistes se drapent dans leur indignation. Le Pen absent, et c’est la République qui défaille. On a la désagréable impression que Le Pen profite à tous, partis, médias, etc.</p>

<p>Oublié au passage, le fait que Le Pen est un vieil homme qui n’était il y a quelques mois même pas sûr de se représenter. Et que dire de cette campagne light, qui met cette année le Front Nationale à la diète ? Marine Le Pen creuse, rappelons-le, le sillon du FN politiquement correct. Et ça doit tout de même en défriser quelques-uns à la base de son électorat.</p>

<p>A ce sujet d’ailleurs, son retour à l’outrance depuis quelques semaines montre bien la grotesque stratégie du personnage. Il n’est plus à une pirouette près : le retour au bercail du félon Mégret le prouve, une fois de plus. Et n’est pas là pour redorer le blason du pur et dur Jean-Marie.</p>

<p>Non, si Le Pen est absent, ce sera uniquement la faute à la démocratie. On oublie aussi de rappeler que Sarkozy chasse sur ses terres.</p>

<p>Le Pen absent de ces présidentielles, et alors ? Ne nous inquiétons pas tant. Le Pen ne sait parler que d’immigration et nous avons sur ce terrain l’un de ses plus fameux épigones en la personne de notre candidat-ministre de l’Intérieur.</p>

<p>Nous sommes d’accord, Sarkozy n’est pas Le Pen.  Mais comme le cite une dépêche de l’AFP datée du lundi 5 mars 2007 : <i>« Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a évoqué une "arrivée probable" au printemps de migrants clandestins en provenance d'Afrique »</i>. Par cette déclaration, il démontre une fois de plus qu’il maîtrise les règles du jeu du vote frontiste. Instrumentaliser les questions migratoires, stigmatiser ces étrangers qui nous envahissent et annoncer, entre les lignes, une arrivée massive d’immigrants pendant les présidentielles. Il joue sur la peur. Tout cela est indigne.</p>

<p>Evidemment, il ne s’agit pas de dire qu’il n’y a pas de problème et que tout se déroule parfaitement de ce côté-là.  Mais flatter ainsi les bas instincts d’une frange de l’électorat et agiter à quelques semaines du premier tour le chiffon rouge d’un Autre présenté comme futur envahisseur de notre petit confort, c’est - à part manquer d’humanisme - ramener cette campagne au ras des pâquerettes.</p>

<p>Monsieur Sarkozy devrait savoir que l’absence de Le Pen au premier tour ne menacerait pas le socle démocratique de nos institutions. Mais à en croire son porte-flingue Brice Hortefeux, il semblerait que ce soit pour le moment l’une de ses principales préoccupations.</p>

<p><a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-878887,0.html">http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-878887,0.html</a></p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>La valse aux adieux</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/la-valse-aux-adieux-24.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/la-valse-aux-adieux-24.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Bayrou est au centre des médias. L’équilibre du troisième homme s’installe. En face, Le Pen nous gratifie de déclarations de plus en plus douteuses pour rester dans la course. Mais à l’heure du scandale économique d’Airbus, où est passée la gauche antilibérale ?</b></p>

<p>Jamais au cours de son histoire, le PC n’a été aussi bas dans les sondages. Dans une élection qui voit se multiplier les candidatures d’extrême gauche : Besancenot, Bové, Buffet, Laguiller. Tous ont, un temps, été unis contre la ratification de la Constitution Européenne. Mais entre les manœuvres douteuses des collectifs communistes et les égos médiatiques (rappelons-nous la tentative de candidature de Clémentine Autain), la grande alliance a fait <i>pschitt</i>...</p>

<p>On a donc le spectacle d’un José Bové, d’habitude plutôt proche de Besancenot, qui est cette fois-ci bien embarrassé pour justifier sa candidature et expliquer son programme à 160 milliards d’euros. On a beau chercher la stratégie, l’incompréhension demeure. </p>

<p>Chacun s’en désole. Car pas un ne dépasse les 3% d’intention de vote et il est inconcevable – du moins jusqu’à la fin des parrainages – qu’ils puissent créer une dynamique collective. A programme similaire, le tous pour un ne prendra donc pas. 
A l’image des Verts dans le domaine de l’écologie, la gauche anti-libérale a réussi à perdre le peu de légitimité politique qu’elle avait aux yeux des Français. 
On se prend alors à regretter pour eux qu’ils ne possèdent pas une approche un peu plus marxiste de ce qui se déroule. Les têtes se dégonfleraient peut-être et l’efficacité politique et stratégique, en ces temps d’élections, serait peut-être au rendez-vous. 
</p>

<p>A moins que le peuple de la gauche antilibérale ne désigne lui-même son candidat. Celui dont l’utopie, la foi et la persévérance ne furent jamais prit en défaut. Un candidat pour qui, pendant 30 ans et jusqu’au terme de ces prochaines élections, le mot fidélité n’aura pas été vain. </p>

<p>Une candidate, vous dîtes ?<br />
Arlette Laguiller, peut-être...
</p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Bobobadaboum.</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/bobobadaboum-23.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/bobobadaboum-23.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b><i>Pourquoi les bobos votent Bayrou</i>, interroge la Une de Libé. Sauf qu’il n’y a pas de point d’interrogation final. Étrange non ? Mais le Bobo, c’est qui au juste ?</b></p>

<p>En 2000, l’Américain David Brooks essayait de définir dans un livre <i>Bobos in paradise</i>, l’émergence d’une nouvelle catégorie socioprofessionnelle fumeuse : les bourgeois-bohème. A court de matière pour réfléchir, la planète marchande se rue alors sur cette nouvelle étiquette. La France ne fut pas en reste. Mais loin de l’Eldorado américain, il est intéressant de constater avec quelle célérité cette expression est aujourd’hui devenue péjorative.</p>

<p>Car qu’est-ce que le bobo ? Au départ, il s’agissait d’urbains (en France, on dit Parisiens) avec un pouvoir d’achat important et des préoccupations de gauche contemporaine (écologie…). En gros, les enfants de la « gauche caviar ». Notons au passage que l’oxymore était quand même plus percutant que cette onomatopée fourre-tout. </p>

<p>Les médias, ensuite, se sont emparés du thème et l’ont élargi : le bobo n’a plus besoin d’être riche s’il bosse dans la com’ ou la presse, n’a plus besoin d’être dans la presse s’il achète bio etc.</p>

<p>Bientôt l’agriculteur du Perche avec ses meubles anciens et sa ferme tellement authentique sera bobo, en raison de ses goûts.</p>

<p>A ne plus rien signifier le terme bobo désigne l’Autre, c’est un miroir aux alouettes où chacun peut se reconnaître avec agacement. C’est peut-être l’une des raisons qui ont rendu cette expression si négative. Traité de bobo, on s’insurge, mais pourquoi finalement ?</p>

<p>Dans tous les cas, avec Libé, on apprend que les bobos pro Bayrou sont composés de gens de droite, de gens de gauche, de profs, de CSP+…
Incroyable, non ?
</p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Sondages et Gomorrhe, fin</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/sondages-et-gomorrhe-fin-22.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/sondages-et-gomorrhe-fin-22.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Enfin les médias s’interrogent sur la légitimité des sondages ; tout en continuant à les diffuser : schizophrénie et capitalisme aurait dit Gilles Deleuze.</b></p>

<p>Réifier en indices, chiffres et statistiques l’illusion d’une opinion commune, c’est faire fi de la pertinence de parole.</p>

<p>Enfouir la vérité du langage sous une avalanche de chiffre dans une logique pseudo démocratique, voilà qui ne laisse pas de surprendre. Les sondages montrent en tout cas qu’il n’est pas simple d’être journaliste : entre éthique et efficacité apparaît souvent le manque de moyen et la cruelle dictature des pages à remplir. </p>

<p>A l’heure du Web 2.0 se pose la question des médias citoyens et de l’essence de l’information. Chacun peut devenir diffuseur et les dérives apparaissent déjà : qu’il s’agisse de désinformation ou de ce sentiment qu’aucun acte n’échappera plus à l’objectif d’une caméra.</p>

<p>Mais loin des sondages et de cette révolution journalistique en cours, saluons un site qui tente une approche différente.</p>

<p>Régis Jauffret vient de publier Microfictions, un roman qui, comme à chaque fois chez lui, claque juste et laisse derrière lui une grande partie de la littérature française contemporaine. Il vient aussi de lancer  un site <a href="http://www.interviewgeneration.tv">interviewgeneration.tv</a>.  </p>

<p>Evidemment, les technophiles et autres spécialistes du réseau ne salueront peut-être pas ses performances et sa technicité. Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit de l’un des sites les plus intéressants du moment.</p>

<p>A l’opposé de l’esprit sondeur, Jauffret laisse circuler une parole libérée des contraintes médiatiques. Constatant par exemple que le canal Saint-Martin s’est apparenté aux débuts de l’engouement médiatique à un véritable plateau de cinéma, il choisit de filmer ceux qui ne font pas partie du casting : sans-papiers, gueules cassées etc. </p>

<p>Les interviews se succèdent comme des rencontres impromptues et touchantes. Laissant transparaître une part d’humanité qui manque souvent au journalisme contemporain. </p>
</p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Mauvaise foi</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/mauvaise-foi-21.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/mauvaise-foi-21.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Au lieu de chercher des noises à Nicolas Sarkozy sur ses anciennes affaires immobilières, il serait plus intéressant de comprendre pourquoi celui-ci rejette encore, au moins dans le discours, l’idée d’une police de proximité.</b></p>

<p>"<i>La police est là pour arrêter les délinquants, pas pour faire du social</i>" affirmait le ministre de l’Intérieur en 2003. Message reçu et échec sur toute la ligne. La suppression de la police de proximité a conduit à un durcissement absolu des rapports entre les jeunes de quartiers difficiles et la police. Ce qui ne l’empêche aucunement de réaffirmer aujourd’hui cette ligne de conduite : "<i>Il ne saurait être question de rétablir la police de proximité, qui ne procédait à aucune investigation, à aucune interpellation, à aucune élucidation</i>".</p>

<p>Derrière ce manque de bon sens se cache un projet de société où la régulation des problèmes sociaux devra s’effectuer sans l’intervention de l’Etat. Il considère pour cela que le communautarisme religieux est la solution idéale. Convaincu du modèle américain, il déclarait en 2004 dans <i>La République, les Religions et l’Espérance</i> aux éditions du Cerf : <i>« Je suis convaincu que l’esprit religieux et la pratique religieuse peuvent contribuer à apaiser et à réguler une société de liberté (…) Au bout du compte, l’espérance dans un au-delà meilleur est un facteur d’apaisement et de consolation pour la vie aujourd’hui </i>».</p>

<p>Sarkozy ne souhaite rien d’autre que la relégitimation du rôle politique et social des Eglises, écrit Eric Besson dans son rapport sur Nicolas Sarkozy. Il souhaite modifier la loi de 1905 sur la laïcité, il veut aller vite. Quitte à créer en urgence un CFCM (Conseil français du culte musulman) plus que douteux et à l’heure actuelle  en plein déchirement. </p>

<p>Injecter du religieux, confondre un citoyen avec son identité religieuse quand on  sait qu’à l’instar des catholiques, 79 % des musulmans français se considèrent comme non pratiquants … C’est aller vite en besogne
Voilà ce que signifie ce refus de la police de proximité : l’espérance - artificielle, tant l’histoire de France est emprunte d’une culture républicaine - de voir se mettre en place des réflexes communautaristes et religieux afin que l’Etat se dégage des questions sociales. 
</p>

<p>
Sarkozy ou la grande récup' des voix de l'islam :<br/>
<a href="http://www.liberation.fr/actualite/evenement/evenement1/237411.FR.php">http://www.liberation.fr/actualite/evenement/evenement1/237411.FR.php</a>
</p>

<p>
Nicolas Sarkozy dément avoir bénéficié d'un rabais sur son appartement :<br />
<a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-877011,0.html">http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-877011,0.html</a>
</p>

<p>
Nicolas Sarkozy se défend de vouloir rétablir la police de proximité :<br />
<a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-876689@51-868450,0.html">http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-876689@51-868450,0.html</a>
</p>

<p>
L’inquiétante rupture tranquille de Monsieur Sarkozy : le texte intégral :<br />
<a href="http://www.box.net/public/static/46jprt04k2.pdf">http://www.box.net/public/static/46jprt04k2.pdf</a>
</p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Le milieu de la tentation</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/milieu-tentation-20.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/milieu-tentation-20.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Quoiqu’il arrive François Bayrou aura gagné son pari. 17.5 % dans les meilleurs sondages, il est le troisième homme de cette campagne. Mais derrière l’homme se glisse aussi le symptôme d’une époque vidée de tout principe actif.</b></p>

<p>Le groupe de réflexion économique Spartacus, composé de hauts fonctionnaires roulant d’habitude pour le PS vient de rallier Bayrou. Les profs et les cadres moyens sont tentés par sa « social-économie ». Il séduit les indécis, les frustrés du PS, et les flippés d’une UMP ultra libérale.</p>

<p>Daniel Schneidermann rapporte cette conversation sur son blog : <i>"Ah. Alors tu vas voter Bayrou ? C’est celui qui fait le moins de promesses.  Oui. Bayrou. Ou blanc, je ne sais pas encore. Je vais voir."</i></p>

<p>Parce que Bayrou, c’est ça aussi : le vote report. A la limite du vote blanc. Il représente un désaccord fatigué, asthénique. Ce n’est pas un vote épidermique à la Le Pen mais le mécanisme s’en approche. Il n’incarne pas l’espoir mais un désespoir mou dans l’enfer tiède idéologique. Lui, a retiré depuis belle lurette tout principe actif d’idéologie politique pour un pragmatisme à l’européenne, quasi technocratique.</p>

<p>Définir Bayrou, c’est jouer le jeu d’un portrait chinois par la négative : ce n’est pas Ségolène Royal, mais bon pas loin… il ose utiliser le mot libéral contrairement au PS, qui affiche une hypocrisie risible sur le sujet. Ce n’est pas Sarkozy, mais quand il baffe un gamin en banlieue et s’en sert pour construire son image, ou quand il refuse une hausse du Smic et joue le jeu de la dépolitisation de l’économie, on n’est pas loin non plus.</p>
 
<p>Bayrou symbolise la faillite du désir politique. Il rassemble les déçus. Il représente une sorte de vote utile pour ceux qui veulent participer aux élections. Il est le fruit de l’échec Sarko-Ségo. 
Il est aussi et très certainement de notre temps, de cette époque prophylactique où l’on nous rabâche que ce qui est bien pour nous doit être sans danger. Le bonheur est de ne pas fumer, de ne pas boire un verre de trop ou de prendre de kilo supplémentaire.</p> 

<p>Bayrou s’inscrit à son corps défendant dans cette ambiance, il javellise le principe même d’orientation et de choix. Il est le dénominateur commun de nombre de nos citoyens.</p>
 
<p>De ceux qui ne désirent plus et n’arrivent plus à croire.</p>


<p><a href="http://www.bigbangblog.net/article.php3?id_article=546  ">http://www.bigbangblog.net/article.php3?id_article=546  </a></p>

<p><a href="http://www.liberation.fr/rebonds/236578.FR.php  ">http://www.liberation.fr/rebonds/236578.FR.php  </a></p> </p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>The party</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/the-party-19.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/the-party-19.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Tout est politique ou tout est cinéma. La cérémonie des Césars et la mise en scène des candidats politiques, montrent que ces deux systèmes se ressemblent de plus en plus.</b></p>

<p>Les partis politiques font de plus en plus leur cinéma, tant ils affichent des moyens de productions similaires avec l’industrie du septième art.</p>

<p>Un meeting est maintenant la mise en place d’une production avec nombre d’intermittents dans les rangs. Cadreurs, monteurs, chef’op sont les métiers nécessaires pour que les partis puissent fournir les bonnes images de leurs réunions médiatiques. Parce que rappelons-le, les images des meeting sont la plupart du temps fournies clef en main aux chaînes, par les partis politiques. On aimerait d’ailleurs que sur les petits écrans cela soit plus souvent signalé comme on précise une image d’archive, tant le procédé d’un parti fournisseur d’images semble archaïque. L’obsession du contrôle est à retenir comme l’un des faits marquants. Exemple : l’absence programmée de débat entre les candidats. Aucun risque n’est pris, on ne sait jamais quelle saillie ou quelle spontanéité pourraient surgir et déstabiliser un candidat qui récite un rôle apprit par cœur.</p>

<p>De leur côté, les Césars ont ronronné d’équilibre. Valérie Lemercier dans le rôle de l’oncle drôlatique en dîner de famille a, à grande peine, réussit à faire sourire cette fameuse fratrie du cinéma français. Et quand Pascale Ferran tint un discours digne et sérieux sur la crise de ce cinéma. On ressentit dans la salle, l’heure du passage obligé. Car malgré les bénéfices, crise il y a, si l’on considère que le cinéma ne se résume pas à <i>Camping</i>, les <i>Bronzés</i> 3 ou <i>Taxi 4</i>.</p>

<p>Après l’oncle, la tante qui parle politique, au risque d’énerver la tablée. D’ailleurs de quoi parle t’elle ? Un peu gênée et incapable de rebondir à la suite de Ferran, la cousine éloignée Binoche, n’en savait rien… Ne sachant d’ailleurs plus qui était  Pascale Ferran : «La dame a raison de dire qui faut résister… » 	Bravo Juliette !
Que dit Ferran au sujet des intermittents ? <i>« Le Medef s'acharne à mettre à mal ce statut. [...] Aujourd'hui, il y est presque arrivé. De réformes en nouveau protocole, il est arrivé à transformer un système mutualisé en système capitalisé»</i>. 
Elle précise que le système est de plus en plus injuste, que les pauvres ne s’en sortent pas et que les riches intermittents se gavent de plus en plus (un certain nombre devaient être présent ce soir là). Que le cinéma français s’embourbe dans la médiocrité des comédies <i>bankable</i>. 
</p>

<p>Sortie de son rôle de lauréate pour <i>L’amant de Lady Chatterley</i>, Ferran prit son temps pour souligner une mutation en cours dans la production du cinéma français et la mise à mal de la culture</p>

<p>L’un des premiers discours politique de cette campagne.</p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Ainsi font les marionnettes...</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/ainsi-font-les-marionnettes-18.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/ainsi-font-les-marionnettes-18.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Tout n’est que question de mouvement, de flux et de ressac. Entre les deux, l’attente et une volonté d’espoir. Cette semaine le surhomme qui sauvera la situation médiatique a deux visages. Augustin Legrand, fondateur des Enfants de Don Quichotte revient, et Lionel Jospin aussi…</b></p>

<p>La lutte contre l’exclusion, premier véritable thème de cette campagne, fut aussi un soubresaut fraternel et solidaire. Qui est retombé aussi rapidement qu’il était monté, avec le départ d’Augustin Legrand et les promesses du gouvernement. 
Ce qu’ont vite réalisé les riverains du canal Saint-Martin, c’est qu’un SDF, ça picole, ça se drogue et c’est bruyant. Et Legrand qui fait l’acteur en Afrique du Sud : tout ça n’est pas bien sérieux. 
</p>

<p>Le consensus des premières semaines autour des valeurs républicaines en a pris un sacré coup et a laissé la place au show classique de candidats tout à l’ego.
Mais ce Don Quichotte ne se bat pas contre des moulins à vent : son retour se fit avec colère et indignation et l’on devine aisément qu’il est pour lui hors de question d’en rester là. 
</p>

<p>On sait aussi qu’un homme indigné est un homme dangereux. Ségolène Royal l’a appris avec le départ d’Eric Besson, jospiniste de la première heure et premier sacrifié de la campagne. Est-ce pour cela que la prêtresse du protocole compassionnel médiatique mise sur le retour d’un autre homme blessé ?  
Lionel Jospin est revenu. On imagine les conversations d’alcôve entre le protestant et la catholique. La danse des compromis, le tricotage hiérarchique des petites sensibilités. Lionel Jospin, tel Lazare marchant à travers le cimetière des éléphants… On est loin, très loin de la saine colère et de l’idée de justice qui devraient animer les débats politiques de cette campagne.
Certains retours sont surréalistes.
</p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Des égarements du cœur et de l’esprit</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/des-egarements-du-coeur-et-de-l-esprit-17.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/des-egarements-du-coeur-et-de-l-esprit-17.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Les repères se désagrègent en politique, mais pas uniquement là. La presse, sous pression structurelle et économique, chamboule parfois ses orientations politiques. Quitte à en être réduit au grand écart devant un candidat indéfinissable.</b></p>

<p>Le 15 janvier 2007, au lendemain de la candidature officielle de Nicolas Sarkozy, nous avons pu lire un édito étonnant de Laurent Joffrin dans Libération. <i>«On dira beaucoup de choses, mais on devra en reconnaître une : le candidat de la droite a produit une performance impressionnante.»</i> Et d’enchaîner sur les qualités du grand homme. Pour le dire simplement : le Figaro n’a pas fait mieux.</p>

<p>Aujourd’hui, le directeur de la rédaction de <i>Libé</i> s’attaque à Bayrou avec un talent que le lectorat traditionnel aurait certainement préféré voir concentré sur le candidat de l’UMP. Il ajoute : <i>« il faudra bien pencher, comme dans la plupart des pays modernes, à droite ou à gauche : vers le libéralisme droitier ou vers la sociale-démocratie rénovée. »</i> Les choses sont claires, le bipolarisme à la française est la voie unique. Daniel Schneidermann pointe quelques jours plus tard un article du Monde où Carlo Caracciolo, actionnaire de Libération, souhaitait <i>« que Sarkozy gagne l'élection présidentielle »</i> car <i>« il est toujours plus facile de faire un journal d'opposition.»</i> </p>

<p>Cette série d’hypothèses plus ou moins suspicieuses dessine en tout cas une ligne de fuite sans repères. Il faut dire que Joffrin à un journal à redresser, une identité à retrouver, après le départ de ses plumes talentueuses telles que Antoine Gaudemar ou Sorj Chalendon,  sans oublier l’inclassable Skorecki.</p>

<p>Y’a pas le temps de s’emmerder avec un troisième homme, en l’occurrence Bayrou, qui ouvre largement son programme à une gauche qui peine à se rassembler autour de Ségolène Royal. Ceux qui espéraient un retour à droite toute du candidat de l’UDF en sont, aujourd’hui, pour leur frais. Bayrou chasse sur les terres du PS et ça déroute, ça déconcerte, ça rend perplexe. Les frontières ne sont plus si claires que ça. </p>

<p>Alors tout est bon pour ne pas s’égarer, jusqu’à souhaiter pour le PS de revenir à un schéma plus ancien du paysage politique. Avec un machiavélisme tout mitterrandien et nauséabond, Hollande précisa ainsi, il y a quelques jours, que Le Pen était l’unique troisième homme de cette campagne. </p>

<p>Quoi de plus rassurant pour le PS que de regarder en arrière et de souhaiter l’articulation simpliste de notre société autour de deux grands partis traditionnels ? Au moins là, on sait où on va...</p>

<p><a href="http://www.liberation.fr/actualite/evenement/evenement1/228596.FR.php ">http://www.liberation.fr/actualite/evenement/evenement1/228596.FR.php </a></p>

<p><a href="http://www.liberation.fr/actualite/evenement/evenement1/236687.FR.php ">http://www.liberation.fr/actualite/evenement/evenement1/236687.FR.php </a></p>

<p><a href=http://www.documentbrut.com/">
http://www.documentbrut.com/</a><p>

<a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3236,36-858581@51-829464,0.html ">http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3236,36-858581@51-829464,0.html </a></p>

<p><a href="http://www.presidentielles.net/mllecanarde/index.php?2007/02/22/36-quitte-ou-double ">http://www.presidentielles.net/mllecanarde/index.php?2007/02/22/36-quitte-ou-double </a></p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Sondages et Gomorrhe 1</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/sondages-et-gomorrhe-1-16.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/sondages-et-gomorrhe-1-16.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>A chaque jour son sondage. Diffusé, orienté, analysé, le sondage s’est démultiplié dans les médias pour remplir l’espace vide d’un discours qui n’a plus rien ou plus le temps de dire. Mais ce n’est pas grave puisqu’il remplit les caisses des instituts ou plutôt des entreprises.</b></p>

<p>Le rythme est quotidien. Jour après jour, les sondages politiques battent la cadence de la campagne présidentielle. Ils sont devenus l’information principale au même titre que les faits divers dans les journaux télévisés, qui à aucun moment n’informent sur un état de société. Il suffit pourtant de se retourner sur les dernières élections pour réaliser qu’ils se plantent à chaque fois. En 1995, en pronostiquant, à l’aise, Balladur, en 2002 ou en début d’année Chirac et Jospin devançaient tous les autres de 10 points. Etc. Etc. Les exemples abondent. Il suffit de se référer au petit livre d’Alain Garrigou, <i>L'ivresse des sondages</i> (La Découverte).</p>

<p>
Derrière son caractère rationnel, le sondage cache pourtant un flou artistique à plusieurs niveaux. 
</p>

<p>L’orientation des questions en est une. Malgré les échecs, la croyance quasi païenne dans cette forme de vérité en est une autre (nous reviendrons dessus ultérieurement). De même que le concept de <i>photographie de l'opinion</i>, pour lequel l’universitaire Victor O. Key Jr a la formule suivante : <i>« parler avec précision de l’opinion publique est une tâche qui s’apparente à vouloir embrasser le Saint-Esprit »</i>. Tout ça n’est pas très limpide et rappelle cette fameuse ménagère de moins de cinquante ans : l’opinion serait donc quelque chose de l’ordre du plus petit dénominateur commun…</p>

<p>Et le flou devient brouillard, voire brouillage quand on nous présente les entreprises de sondages comme des instituts, avec tout le caractère scientifique et irréfutable que ce mot comporte. Mais les sondeurs politiques sont les mêmes que ceux qui vous interrogent sur votre yaourt préféré… Il s’agit d’un business, lucratif pour le coup. Rappelons pour information que Laurence Parisot, la patronne des patrons à la tête du Medef, dirige l’entreprise de sondage Ifop. Et pour comprendre de quoi il en retourne au niveau argent, il suffit de savoir qu’en 2006, le ministère de l’Intérieur lui a commandé une enquête grand luxe pour un prix de 600 000 euros. Voilà qui laisse songeur...</p>

<p><i>To be continued</i></p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>United Couleuvre of Benêt Ton</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/united-couleuvre-of-benet-ton-15.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/united-couleuvre-of-benet-ton-15.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Pas plus fin qu’un training du cours Florent, <i>J’ai une question à vous poser</i>, l’émission présidentielle de TF1, confine les politiques dans un jeu de rôle digne d’une reconstitution du café du commerce.</b></p>

<p>Le principe d’une rumeur tient dans le fait que l’on ne peut pas remonter à sa source. L’une des rumeurs les plus ancrées de cette campagne réside dans le fait d’affirmer que la campagne présidentielle est la rencontre entre un homme (ou une femme) avec le peuple français. </p>

<p>Fort de ce proverbe l’émission de TF1 en est le dispositif pour le meilleur et surtout pour le pire.</p>

<p>Il suffit d’avoir vu les deux principaux candidats, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy pour saisir de quoi il en retourne. Nous avons eu le droit à  <i>La Maman</i> et le <i>Père Fouettard</i>. Le ministre de l’Intérieur fut dirigiste, droit dans ses bottes, avec l’énergie du travailleur qui méprise ce qui ne se bouge pas plus le c.. que ça. Ségolène Royal fut la maman, par delà la mère patrie, elle demeura en empathie absolue avec le peuple (le public). Chacun son rôle donc, pour une émission au processus totalement artificiel. Les questions des 100 Français (en vrai une petite cinquantaine qui ne peuvent que rarement réagir sur les réponses) sont un cahier de doléances en forme de zapping. Et le candidat, s’il veut réussir sa prestation, doit répondre immédiatement, du tac au tac, dans le consensus d’un satisfecit citoyen et imaginaire. Pour réussir l’exercice, il faut donc s’en tenir à une ligne de conduite qui puisse se résumer simplement. </p>

<p><i>J’ai une question à vous poser</i> privilégie la grossièreté intellectuelle pour le maximum d’impact, l’émission aurait du s’intituler <i>On doit plaire à tout le monde</i>. Et les candidats de jouer le jeu pour ne pas se ramasser la gamelle médiatique dont feraient leurs choux gras les bonnes feuilles du lendemain.
Conséquence : Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, sans forcément le souhaiter, représentent le Yin et le Yang de l’opinion. Tout ça, donne avec un peu de recul, l’impression d’une rédaction de 3ème. Et pour le moment, on a eu droit à la thèse et l’antithèse. 
</p>

<p>To be continued...</p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Action$ et Vérité</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/action-et-verite-14.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/action-et-verite-14.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>L’adage veut que la vérité sort de la bouche des enfants mais si pour changer on écoutait les vieux ? En l’occurrence Jacques Chirac, qui vient semblerait-il de contracter l’alzheimer du néolibéralisme à la française. </b></p>

<p>Entendre l’ancien dans une parole rapportée, empathique, où, au final, il peut dire ce qui lui passe par la tête. Voilà ce que propose l’Inconnu de l’Elysée le livre de Pierre Péan sur Chirac. Entendre comme une rengaine, comme une vieille ritournelle aux principes incantatoires, les paroles d’une personne en fin de vie (politique).</p>

<p>Que nous dit Chirac sur ce qui tout de même structure le monde : <i>« Je ne crois pas au libéralisme qui est, à mon avis, une forme de déviance. »</i> et d’enchaîner sur le caractère inhumain de ce même système.</p>

<p>Il est vrai que Chirac a vu de près les métamorphoses d’un capitalisme industriel à la papa jusqu’à l’hégémonie actuelle de la finance actionnariale. 
Et plus encore (c’est là qu’on éprouve encore le principe de mémoire sélective), Chirac est Premier ministre à l’époque de la loi sur la déréglementation financière de 1986.
</p>

<p>Comme le souligne l’article éclairant de l’économiste Frédéric Lordon dans <i>le Monde diplomatique</i> du mois de février, il s’agit du point de départ pour une course sans fin vers le toujours plus de profit. Où le fameux ROE (Return Of Equity) devient l’icône totalitaire de toute une génération d’entrepreneurs. Celui qui fait qu’une entreprise à 9 % de profit s’oblige à licencier. Parce qu’elle est au dessous du cahier des charges toujours plus délirant pour le retour sur investissement à court terme. L’actionnaire devenu roi fou et exigeant, l’entreprise n’a d’autre choix que de satisfaire sa voracité, ceci en dépit des nombreux dommages collatéraux humains : licenciements collectifs etc. </p>

<p>Autre exemple édifiant : après la tentative d’OPA sur Arcelor par Mittal, les dirigeants du groupe français  n’ont rien trouvé de mieux que d’allonger 5 milliards d’euros pour leurs actionnaires, ceci afin de les rassurer. Comme le dit Lordon : <i>«  il est dans la logique de la puissance d’aller jusqu’au bout de ce qu’elle peut – c'est-à-dire jusqu’à ce qu’elle rencontre un nouvel obstacle qui la force à s’arrêter »</i> Et Chirac de continuer à se lamenter... </p>

<p>
<a href="
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2007-02-01-slam?var_recherche=frederci%20lordon
">
La valise diplomatique
</a>
</p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Porn' politique</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/porn-politique-13.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/porn-politique-13.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Guillaume Peltier, ancien directeur du Front national jeunesse et directeur de campagne de Philippe de Villiers, vu à la TV en compagnie de Cindy Lee, candidate du Parti du plaisir. Quand l’obscène n’est plus là où on l’imagine.</b></p>

<p>Des lèvres de mérou en fin de vie et deux ballons de foot vintage de la coupe du monde de 98 en guise de seins. Voilà Cindy Lee, patronyme à la consonance manga franchouillarde qui représente dûment le Parti du plaisir. On est clairement dans le spectacle et l’ingénue libertine ne cache pas le côté « joke » de sa seconde candidature aux élections présidentielles.</p>

<p>Néanmoins, elle servit de révélateur au moins sur deux points. 
On vit le représentant de Philippe de Villiers se mettre au niveau de la candidate et prendre conscience en direct de l’incongruité de sa mission. Une complicité inattendue s’installa au delà des mots entre le jeune ambitieux et miss Lee. Comme si tous deux savaient et enduraient cette mise en scène vide et vitale. Mais nécessaire pour exister ne serait-ce qu’un instant. Ce fameux quart d’heure de gloire annoncé par Warhol...
</p>

<p>L’autre révélation est plus triste. On constate que l’archétype freaks de la blonde siliconée est toujours en vigueur. De feu Lolo Ferrari à feu Anna Nicole Smith, ces figures sont sensées incarner le fantasme sexuel mâle. Le symbolique ne noue décemment plus aucun lien avec un réel qu’il contribue même à déformer. A l’instar du porno contemporain qui calibre depuis une bonne décennie les films par un cahier des charges mortifère et infernal dans sa répétition. On a le porno qu’on mérite : mécanique et ennuyeux, où l’imaginaire a déserté depuis belle lurette. Et même si cela semble venir de loin, ce constat n’est pas sans valeur politique. 
</p>

<p>Comme vient de loin, le souvenir d’une époque (vers les années 70) où le porno d’alors ne se gêner pas pour distiller, à la manière d’un José Bénazéraf des thèses marxistes par exemple. Parodiant ainsi la lutte des classes. Ou encore mettait dans la bouche de Brigitte Lahaie des passages entiers de La Société du spectacle. Humour libertaire, provocation et sexe étaient alors encore une manière de croire. En se remémorant cette période, on se dit que foi et imagination devraient servir de socle... à la politique.</p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>Généalogie morale du vote</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/genealogie-morale-du-vote-12.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/genealogie-morale-du-vote-12.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>Pas besoin de pousser la carotte géologique trop loin. Depuis 2002, le vote ne se contente plus d’être dans nos têtes le choix d’un candidat : stratégie, culpabilité, voire désespérance sont les thèmes du dilemme contemporain dès que l’on parle élection.</b></p>
<br />
<p><b>Le vote utile</b><br />Souvent on est gêné. Le discours revient de plus en plus souvent. <i>« Je voterai bien machin mais je ne veux pas que truc passe, alors même si je ne suis pas d’accord… »</i> Et là, le malaise prend plusieurs formes. On se rappelle  2002, Le Pen au second tour, Chirac élu avec 82% des votes et une politique à venir qui n’en tiendra jamais compte. Il y avait de quoi se sentir à la fois coupable pour le premier tour et trahi par le second. Pas facile alors de se situer calmement cinq plus tard.</p>

<p><b>Le vote débile</b><br />
Il y a de quoi y perdre son latin. Les choix qui deviennent cornéliens concernent principalement l’électorat de gauche et d’extrême gauche. Même si une union de façade a régné le temps d’un Non à la constitution européenne, les querelles de clocher ont repris le dessus. Et telle la multiplication des pains, la gauche anti-libérale a multiplié les candidatures. A se demander si l’on n’aurait pas l’extrême gauche la plus débile du monde.
</p>

<p><b>Le vote ustensile</b><br />
Alors rien d’étonnant à ce que le bulletin de vote se vide de sa substantifique moelle démocratique pour devenir un outil, un ustensile pour des jeux de manœuvres. Le bulletin de vote comme retour sur investissement pour le second tour. Voilà ce qui taraude l’électorat de gauche. Et cela prête à sourire (jaune) tant les méthodes de pensée empruntent au pragmatisme le plus libéral.
</p>

<p>Rappelons pour finir que la valeur du vote blanc est toujours considérée comme nulle.</p></p> ]]></description>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 13:29:36 GMT</pubDate>
</item>
<item>
<title>La rupture tranquillisante</title>
<link>http://www.presidentielles.net/tilt/la-rupture-tranquillisante-11.html</link>
<guid>http://www.presidentielles.net/tilt/la-rupture-tranquillisante-11.html</guid>
<description><![CDATA[<p><p><b>
On n’a jamais vu ça. Hier, les quatorze organisations de la profession psychiatrique, des syndicats ouvriers au Conseil de l’Ordre, manifestaient contre le projet de loi en seconde lecture sur la prévention de la délinquance. 
</b></p>

<p>Reconnaissons à Nicolas Sarkozy d’avoir cédé hier soir sur cette sordide partie du projet de loi. Mais on peut légitimement s’inquiéter quand ces fameux projets font passer la part d’humain après un pragmatisme organisationnel et économique.
Car on n’avait jamais vu avant une équivoque totale entre malades mentaux et délinquants. 
</p>

<p>Dans les textes sur l’hospitalisation d’office (HO), on proposait qu’elle puisse désormais être demandée par les maires. Ou que le préfet puisse maintenir sa décision d’hospitalisation contre l’avis du médecin, ce qui  en disait encore très long sur la confusion des genres.</p>

<p>Rappelons qu’il y eut des précédents : avec le funeste rapport Benisti, premier grand chantier du projet contre la délinquance. Qui, s’il fut abandonné dans sa substance suite à l’émoi suscité, proposait de traquer la délinquance chez les très jeunes enfants en s’attaquant au langage d’origine. Stigmatiser la langue et l’identité donc, pour lutter contre la délinquance. Et utiliser les professeurs en collaboration avec les forces de l’ordre pour assurer le programme. </p>

<p>Quoiqu’il en soit, l’épisode d’hier montre que lorsqu’on instaure automatiquement le principe de dangerosité par souci d’efficacité, on confond malade e